Eglise Art-déco en danger
A propos de cette cagnotte
Sauvons l’Église Notre Dame De La Nativité

Lespinassière 11160
Lespinassière, les problèmes de son église.
Lespinassière est une petite commune Audoise, implantée sur le versant sud de la montagne Noire. Située à 32 km de Carcassonne, on y accède par la RD 620.
Une église y a été érigée en 1935 à proximité de la rivière « Argent Double ». Le bâtiment est de style art-déco, construit entièrement en béton (fondations, structures principale et secondaire, voûte).
Malheureusement, cette construction subit depuis cette date les outrages du temps, des intempéries, mais surtout une très importante hygrométrie qui y règne en permanence .
En effet la proximité immédiate du cours d’eau engendre une forte humidité qui pénètre par le sous-sol et stagne dans l’édifice, en raison d’un système d’aération mal pensé. Les dégradations engendrées depuis maintenant 90 ans sont très importantes et touchent toutes les parties de l’église : structures, fresques, sculptures, mais également toiture , dont les fuites aggravent le problème .
L’examen technique et toutes les mesures nécessaires ont été effectués par l’architecte des Bâtiments de France qui a rendu un rapport très précis sur l’état des lieux ; un chiffrage des réparations a été réalisé. Les sommes à engager dépassent de très loin le budget d’une petite commune .
La seule solution possible permettant de réaliser les travaux les plus urgents ( réparation et mise en sécurité) est de faire appel au financement participatif rendu possible par le biais des cagnottes en ligne et du mécénat d’entreprise.

1/ Historique de l’église.
Quatre églises ont successivement vu le jour à Lespinassière :
La première, nommée « Santa Maria de Spinassiera » par les Missi Dominici », était bâtie en dehors du village, attenante au cimetière. De style carolingien, elle était petite avec peu d’ouvertures, dépourvue de tout ornement.
Ce bâtiment, remanié à l’époque romane, conservait des dimensions modestes : 15m/10 avec un porche de 3,15m de large sur 3,65m de profondeur, selon le cadastre de 1755 . Sa fonction principale consistait à abriter la tenue des conseils municipaux qui suivaient la grand messe, et ce jusqu’à la révolution . Cinq chapelles complétaient cette église : Notre Dame, Saint Jean, Saint Antoine, Sainte Catherine, et la chapelle des hommes. L’usage voulait que les notables du village se fassent inhumer dans celles-ci.
Une grande esplanade prolongeait l’église. Elle accueillait les foires des 27 avril et 3 août.
Au XVIIIeme siècle, le bâtiment en très mauvais état fut l’objet de travaux effectués en 1786, 1802, 1814 et 1834 qui n’amélioreront pas la situation. En 1846 le conseil municipal constatant que l’église menaçait ruine, décida de la réparer et de l’agrandir . Seul le porche et la chapelle Saint Antoine étant conservés, cette nouvelle église sera achevée en 1852. En 1930, elle était détruite ainsi que la totalité du cimetière par une terrible crue de l’Argent Double .
Les travaux qui commencèrent immédiatement furent confiés à l’entreprise Crouzet de Narbonne en avril 1933, et les diverses spécialités réparties comme suit :
ferronnerie à Paul Fouquet de Béziers, mobilier à Gustave Guiraud, ébéniste de Figeac, lmobilier cultuel à Biais Frères et fils (74 rue Bonaparte à Paris), installation électrique à Estrade (Carcassonne).
La construction actuelle est érigée à proximité des ruines de l’ancienne . L’église Notre Dame de la Nativité a été dessinée par l’architecte Narbonnais Emile Cambiès. Celui-ci choisit de reprendre le plan traditionnel en croix latine et une architecture d’inspiration régionaliste au niveau des matériaux et des volumes extérieurs, notamment par le choix d’un clocher-porche. Il semblerait que cette décision ait été en partie motivée par le désir des habitants du village.
La réception définitive du chantier eut lieu le 6 mars 1935, l’église étant consacrée le 23 Avril 1935
Au mois de Mars 2015 elle a été inscrite au Patrimoine du 20° siècle dans la catégorie "Art-Déco" ; c'est la seule Église du Sud de la France de cette époque construite intégralement dans ce style
2/ L’église dans sa configuration actuelle.
L’église Notre Dame de la Nativité se situe en fond de vallée à proximité de la rivière, à l’écart des habitations du village de Lespinassière et très proche des vestiges de l’ancienne église dévastée par les crues en 1930.
L’édifice en croix latine comprend une nef à vaisseau unique, un transept saillant comprenant 2 sacristies et un chevet en abside à pans coupés abritant l’autel. Le massif occidental est composé d’un clocher porche.
La grande innovation de ce projet réside dans l’emploi massif du béton, non seulement pour les fondations, mais également pour l’intégralité de la structure, fait singulier pour un édifice rural. Le chantier peut s’assimiler aux chantiers des reconstructions d’après-guerre, le béton devant permettre une mise en œuvre rapide et efficace. Par ailleurs, la nouvelle église se situant en bordure de rivière, les fondations en béton devaient assurer la stabilité du nouvel édifice afin d’éviter de nouveaux dégâts en cas de crue.
La structure porteuse comprend des murs, et un dallage en béton composé de poutres. La voûte est quant à elle composée d’une coque béton renforcée par les arcs doubleaux et des poutres béton longitudinales noyées dans la coque. La structure secondaire de toiture est également construite en béton.
Le chemin de croix sculpté en bas-relief et qui se répartit sur toute la nef à mi-hauteur est l’œuvre de Firmin Michelet (1875-1951), sculpteur alors connu par ses monuments publics et commémoratifs, Il est également le réalisateur du tympan de la façade occidentale représentant la Nativité de la Vierge.
Les décors peints sont l’oeuvre de l’artiste Noël Garrigues. Ils occupent tout l’abside et le retour de son ouverture sur la travée du chœur. La scène de la Nativité de la Vierge occupe en un seul registre la surface de l’abside à pans coupés, et est encadrée par le décor sur le retour de l’abside d’un arc triomphal portant un phylactère.
L’architecte Emile Cambiès dessine l’autel-retable table de communion, la tribune et la cuve baptismale.
Les vitraux sont confiés à l’atelier Mauméjean. Il s’agit de vitraux non figuratifs à motifs géométriques simplifiés d’inspiration art déco à forte coloration. Ils sont composés de bordures et de médaillons à entrelacs. Les baies du chevet présentent des vitraux figuratifs représentent la Nativité, Saint Pierre et Saint Paul.

3/ Diagnostic de l’architecte des Bâtiments de France ; le besoin financier.
Les mesures et examens effectués par l’architecte des bâtiments de France ont permis d’évaluer l’étendue des dégats et de les attribuer à une cause unique : l’humidité, qui se manifeste de deux façons :
- Celle émanant du sous sol , l’église étant implantée à proximité immédiate de la rivière. Du fait d’un système de ventilation mal conçu qui s’avère insuffisant, l’humidité imprègne le bâtiment, provoque de la condensation la nuit sur toutes les surfaces et maintient une hygrométrie permanente très importante depuis maintenant 90 ans.
- Celle en provenance du toit. Le béton des poutres et la couverture étant très dégradés , le pluvial peut pénétrer à l’intérieur du bâtiment et ajoute son action corrosive à celle décrite précédemment .
Le résultat est visible au niveau des dégats causés à la structure elle même (murs, toiture ) mais également au niveau des bas reliefs ornementaux : la fresque peinte est presque entièrement détruite, la pierre de la fresque sculptée a perdu sa consistance et est devenue poreuse, les plaques de marbre sont fendues, ternies et commencent à se désagréger.
Il est donc nécessaire d’intervenir afin d’effectuer des travaux de réparation et de restauration.
Les premiers, très urgents, sont destinés à mettre un terme au processus de pourrissement des lieux. Ils sont à effectuer très rapidement si on veut sauver l’édifice. Le devis financier de l’architecte pour ces travaux d’urgence se monte à 65000 euros .
Les seconds ont pour but de restaurer les parties artistiques déjà très endommagées . Ils peuvent être envisagés plus tard et étalés dans le temps .
Les travaux et le volumineux dossier de l’architecte des bâtiments de France peuvent être consultés après demande auprès de la mairie de Lespinassière.
Cette dernière, propriétaire de l’église, ne peut engager les sommes nécessaires pour ce chantier. C’est la raison pour laquelle nous faisons appel au financement participatif au travers d’une cagnotte en ligne et du mécénat d’entreprise .
Si vous souhaitez nous apporter votre aide matérielle, nous vous remercions pour votre participation.

Ici, vous pouvez apporter votre contribution à la cagnotte en cliquant sur "Je Participe" :
- Les participations sont libres.
- Le site est entièrement sécurisé.
Vous pourrez à l’issue de votre don laisser un message texte ou vidéo qui pourra être partagé au bénéficiaire de la cagnotte.
Merci à tous.