cagnotte solidarité

Aider une mère victime de son ex-compagnon à récupérer ses biens grâce à une procédure judiciaire.

Date de création, 12/01/2026
Qui organise? GABRIELLE GUINAUDEAU
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443 jours restants
0€ 4 000 €

A propos de cette cagnotte

Madame, Monsieur
Je m’appelle Daria Wojdan.

J’aurai la chance de souffler bientôt mes 50 bougies, le 8 mars 2026 car en rémission « exceptionnelle », l’immunothérapie me sauvant probablement la vie;
Une vie très compliquée depuis fin 2020, ou plutôt une « survie » qui est devenue une bataille pour ne pas sombrer ponctuée de scans, d’injections interminables, de pleurs, de peurs, de joies, de peines, de déceptions, de détresse, de jugements, d’abandons, de mains tendus avec toujours ce besoin de me projeter dans un avenir complètement incertain, si ce n’est que pour mes deux enfants qui ont aujourd’hui 12 et 13 ans et qui n’ont pas été épargnés par les évènements de ma vie.

Car après cette sombre annonce de la maladie, ma vie a basculé pour une seconde fois. Conséquences de la maladie ou révélatrice d’un dysfonctionnement familial, je ne sais pas...

J’ai entendu parler de « conjugopathie », de « conflit familial », des paravents bien pratiques pour ne pas parler de violences intrafamiliales qui se sont gravement accentuées suite à l’annonce de ma pathologie.

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Je tente de me relever encore, épuisée mentalement, avec l’aide des professionnelles de l’UPR (Unité de Psycho- trauma et de la Résilience), des quelques amis qui me restent, de mes parents et des sourires de mes enfants. Sans toutes ces personnes, je serai aujourd’hui sûrement à la rue...

Aujourd’hui, j’ose demander de l’aide car j’ai absolument tout perdu, tout et notamment ma dignité.

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L’annonce de la maladie m’a fait basculé dans un univers insoupçonné, sourd à la détresse d’autrui :
le monde de l’oncologie, le monde de la justice, le monde de milliers de mères qui se retrouvent dans la précarité, le monde de l’après cancer dit « incurable » et de toutes ses conséquences.

Je ne veux pas étaler ma vie mais juste besoin de relater un bout de mon histoire, celui des dernières années depuis l’apparition de ma maladie, vie que je nommerai « une vie classée sans suite », pour que vous puissiez comprendre les raisons de ma demande d’aide.


Je m’excuse que ce courrier soit un peu long, mais il est aussi peut-être celui de ceux et celles qui essaient de se reconstruire après avoir été abandonnés après ce malheur qui peut frapper chacun de nous.

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En janvier 2021, je suis hospitalisée en urgence car atteinte du syndrome de la veine cave.
Un tsunami s’abat sur ma vie : on me diagnostique un cancer du poumon à petites cellules très avancé, avec atteintes médiastinales et sous claviculaire importantes.
À cette époque, j’ai 44 ans, 2 enfants en bas ages, un conjoint, père de mes 2 enfants avec qui j’étais pacsée avec un contrat de communauté des biens et une maison achetée en indivision (50 -50).

Avant l’arrivée de cette période sombre, j’avais une très bonne situation professionnelle, étant enseignante en Mathématiques/Sciences au CFA de Cunac pendant plus de 16 ans. J’ai arrêté mon travail quelques mois avant cette terrible nouvelle, avec les encouragements de mon conjoint qui me disait que je méritais mieux et que je travaillais trop...je me lance alors dans un DU par correspondance pour ouvrir une micro-entreprise comme professeure spécialisée prestataire mais me retrouve vite mère au foyer, abattue par une fatigue écrasante (la maladie gagnait déjà du terrain mais je ne le savais pas encore).

Courant 2021, après mes premiers cycles de chimio (Cysplatine/Etoposide), suit un entretien avec une oncologue : on me fait savoir que ma pathologie est agressive et récidivante et que je peux compter sur une durée de vie avoisinant un an, peut-être un peu plus avec un peu de chance, car il semble que je réponde correctement aux traitements. Après cet entretien, je rentre chez moi complètement dévastée, sans m’attendre à la double peine qui m’attend au sein de mon foyer : « je ne vivrai pas avec un cancer !», mots prononcés par le père de mes enfants en me hurlant dessus n’ayant jamais supporté mes pleurs et angoisses.

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S’ensuivent alors 3 années très compliquées au sein de mon foyer avec un suivi à domicile par les professionnelles du Réseau PALID (DAC81) :

- Violences Psychologiques : Des silences punitifs prolongés, même pas un « bonjour » qui peuvent durer des mois qui se soldent toujours par une lune de miel éphémère, des promesses de vacances...
En dehors de ces silences destructeurs, pour la paix du ménage, aborder mes angoisses même à l’approche des examens devient impossible, je serai remerciée par des « c’est bien, tu ne m’as pas cassé les c..... » et comme je ne travaille plus je serais « qu’ une femme vénale ». En 2023, je décide de ne pas aller passer un IRM prescrit dans le cadre d’examens d’urgence (paresthésie au visage) suite à des reproches allant même altérer ma propre perception : « C’est ta faute si tu as cet examen... tu n’es qu’une tarée ! 


- Violences verbales : arrivent les insultes et noms d’oiseau (« tête de débile », « « grosse conne » ...) et des dénigrements («Je t’ai vu sans cheveux » « tu pourrais perdre au moins 10kg » « tu as vu un peu ton karma » « tu es tellement grosse ... je vais te faire dégonfler « (les dernières phrases sont inscrites sur un constat d’huissier)

– Violences économiques/Financières/ administratives :
*Je suis privée de la voiture que je conduisais quotidiennement, je fais réparer le camping-car familial pour continuer à assumer le quotidien, faire des courses, amener les enfants à l’école. Celui-ci sera d’abord saboté puis confisqué également.
*En 2022, ma maison m’est inaccessible pendant 3 semaines.
*Ayant que des Indemnités Journalières, les problèmes financiers s’accumulent. Je demande un Prêt d’honneur à la CAF pour payer une facture EDF (que je paye encore toute seule), des bons alimentaires à l’approche de Noël (etc...) alors que je découvrirai en passant devant le JAF que mon conjoint déclare cette année 2023, 3000 €/ mois !
*Des courriers importants sont interceptés, des documents m’appartenant, diplômes, cachés ou détruits pour me mettre en difficulté.
*Traçage : je découvre un traceur GPS dans mon sac à main et autres objets de surveillance.


- Violences sur enfant : Quand je deviens sourde aux attaques de mon conjoint, il s’en prend à un de nos deux enfants. Mon fils est régulièrement dénigré, humilié, menacé « je vais te fracasser » et prend un coup de pied dans le dos. 

-Violences sur autrui : Mon conjoint agresse physiquement un collègue de travail, promulgue des menaces de morts sur d’autres salariés.
... et bien d’autres dont je ne souhaite pas parler ici ...

 

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Je vis dans l’espoir que tout rentre dans l’ordre mais dans ce contexte, le DAC 81 (Réseau Palid) décide de faire un signalement par une Information Préoccupante au département en février 2024.

Suite à cette IP, les menaces à la maison s’accentuent : « je vais te pourrir le restant de ta vie » « mon honneur a été sali avec ce signalement, tu vas le payer !», t’inquiète petite, ça fait longtemps que j’ai tout préparé » « et j’ai déjà appelé Mme X au département » (Monsieur a le bras long...), « tu vas tout perdre même tes enfants » ,tous les documents administratifs communs et d’autres, personnels me sont confisqués.

Et un autre évènement (hors IP), la goutte d’eau, l’électrochoc, le point de non-retour :
Une importante scène de violences éclate sur notre fils qu'il accuse de détruire la famille car il ne range pas ses affaires. Des violences physiques et verbales inadmissibles « je vais te péter les dents », « je vais te traumatiser à vie »....

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J’ai peur sous mon propre toit pour mes enfants et moi-même, ma sidération est immense.
J’ai des palpitations dès mon réveil. Je suis en pleine période d’examens médicaux, pars faire mon scan crânien, un pneu du camping-car est crevé....

25 ans de vie commune qui se soldent par un drame.

Mes examens médicaux passés, je prends la décision de déposer une plainte pour violences sur mineur et me mets à l’abri chez mes parents, espérant un jugement en référé, sollicité également par les professionnels de l’ASE qui enquêtent suite à l’IP.

Référé qui n’a jamais eu lieu, juste un jugement chez le Juge aux Affaires Familiale, 8 mois après les faits et une réalité qui m’est renvoyée par ma première avocate consultée à trois reprises :
« On sent bien que Monsieur est manipulateur », "ça va être difficile Madame... » « vous avez des preuves de ce que vous avancez ? » « les violences psychologiques sont difficiles à prouver », «Rentrez chez vous, revenez avec un coquard et là les choses avancerons », « sans coups constatés par médecin, rien ne bouge dans ce pays ».

Le temps de retrouver une nouvelle avocate, qu’elle prenne mon dossier en main, 4 mois s’écoulent et la demande de référé est rejeté par le JAF avec pour motif : pas d’autres cas de violences sur Noam depuis...
Je prends conscience que ma première avocate avait raison et de la dureté de notre Justice que je pensais protectrice.

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Le 30 mars 2024, j’ai quitté ma maison avec mes enfants et : mon ordinateur portable, quelques affaires, papiers d’identité et livret de famille (sur les conseils de la police municipale), maison dans laquelle j’ai laissé toute ma vie matérielle, administrative (documents communs et personnels, diplômes...) mais aussi affective (souvenirs, album photos...), tout le matériel de couture que la Ligue contre le Cancer m’a aidée à financer en 2022 (pour m’aider à me réinsérer professionnellement ayant pour projet de créer ma micro-entreprise), mon lieu ressource : mon jardin où mes arbres offerts par ma famille à mes différents anniversaires ont été abattus, coupés à ras ...

Le vendredi 02 avril 2024, avant d’aller faire mon immunothérapie à l’hôpital d’Albi, je me rends à ma maison pour récupérer quelques vêtements supplémentaires pour les enfants. Ma clef ne me permettait plus d’ouvrir la porte....l’accès m’y était désormais interdit et le reste encore aujourd’hui.

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Jamais j’aurais pensé ne plus pouvoir un jour rentrer chez moi.
Jamais j’aurai pensé qu’on laisse une mère encore en soins oncologiques sans maison après une plainte pour violences sur enfant, violences aujourd’hui inscrites sur tous les jugements JAF et JE bien que minimisées.

J’ai pu récupérer quelques vêtements en présence d’un huissier en août 2024, dans une situation de violence qui m’a faite rechuter psychologiquement pendant des mois. L’huissière a été également insultée. 

Du coté du Pénal, cinq autres plaintes ont été déposées, mon ex-conjoint mis en garde à vue pour calmer la situation mais il ne tient pas aujourd’hui ses engagements.
Concernant mes effets personnels, mes papiers, diplômes (etc) : « elle a tout pris en partant, tout le reste est à moi ! Même la machine à coudre, surjeteuse" ... financés par l’aide de la Ligue, tout est à Monsieur !

Retournement de situation : « j’ai du changer les serrures car elle venait me voler »
Affaire classée par la Procureure car pas assez caractérisée. Oui effectivement je n’ai jamais eu de coquards... Violences sur mineurs classées et pour le reste « allez régler vos histoires au civil ».

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Du coté du Civil, la JAF parle d’un «manque de respect à mon égard » mais prononce tout de même une garde alternée mettant en avant mes « états émotionnels ». Et j’ai bien conscience qu’on ne va pas me confier les enfants en garde exclusive, étant donné mon dossier médical que mon ex-conjoint a bien mis en avant....
J’ai juste envie de crier : « je ne suis qu’un être humain ! »

 

Comment ne pas craquer émotionnellement avec tout ce qui m’arrive ? une annonce de cancer dit « incurable », des violences inadmissibles sur mes enfants et moi-même, plus de maison, plus de voiture, un véhicule saboté, un 3ème pneu crevé, une vie matérielle à recommencer à zéro, du harcèlement moral, retrouver un travail en étant RQTH et encore sous traitement, détruite psychologiquement mais à qui on demande de se projeter avec une épée de Damoclès, des enfants cabossés... oui je crois qu’il est normal qu’il m’arrive de craquer...

Malgré cela, je suis persuadée que je reste une femme combative, résiliente et surtout une bonne maman .

Aujourd’hui, le contrôle et pressions sur ma vie continuent à travers nos enfants et la maison commune qui nous lient, malgré l’AEMO mise en place. Je vis dans l’angoisse d’une rechute mais aussi d’un faux pas et d’un retournement encore de situation.

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Je n’ai toujours pas pu récupérer mes effets personnels.
Malgré le fait qu’aucun jugement n'accorde une jouissance exclusive de la maison à mon ex-conjoint, les serrures ont été changées (Constaté également par Huissier en janvier 2025) et personne ne peut rien faire pour moi aujourd’hui. Mes enfants retrouvent la maison où ils ont grandi en garde alternée, moi je resterai dehors, abandonnée à mon sort ... et cela dure depuis 19 mois ..

J’ai vécu 8 mois à l’étroit chez mes parents âgés ,aujourd’hui exténués, dans l’attente du jugement JAF. Avec cette promesse non tenue à ma fille en 2024: « on passera Noël à la maison, tout va s’arranger après le jugement », puis trois mois chez des amis qui m’ont hébergée..

Durant les mois qui suivirent l’IP et ma première plainte, je n’ai pas osé demander de l’aide, terrorisée par l’idée de perdre la garde de mes enfants car dans une situation médicale, psychologique, sociale et économique très compliquée.
Ma détresse psychologique est immense, je craque régulièrement lors des séances d’immunothérapie, ma tension bat des records... Malgré mes appels au secours, personne ne peut rien faire pour moi.

A ce moment là, le DAC81 stoppe mon suivi (notamment psychologique) m’informant que le réseau n’a pas pour mission de régler des problèmes de « conjugopathies ». Je me sens complètement anéantie avec un sentiment d’injustice et d’abandon qui m’envahit et qui ne me quittera plus jamais.

Seule une aide de la CAF suite à mes plaintes pour violences conjugales me sera attribuée et me permettra de faire réparer une vieille voiture cédée par une amie, car je n’avais plus de véhicule. Je vois plusieurs fois une assistance sociale à la CAF, Paroles de Femmes, le CIDFF qui me seront d’un grand secours en terme d’écoute.

Avec l’aide de quelques amies et de la psychologue du DAC81 que je continuerai à voir en libéral (qui alerte de ma détresse par des courriers, va témoigner au commissariat), je renaîtrai une seconde fois de mes cendres même si la vie me paraît bien amère et me sens à bout de force.  Je ne vis plus, je survie.

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Début 2025, une tante me fait savoir que la maison qu’elle loue à Réalmont se libère, je me précipite sur l’occasion même si le loyer est élevé et que la maison éloignée du collège des enfants. Je n’ai plus le choix et aménage dans une maison complètement vide dont je rafraîchis rapidement les murs et plafonds.

Mes amies m’aideront à la meubler sommairement, la décorer dans l’urgence d’une enquête sociale délivrée par la JAF qui débute. J’ai un nouveau chez moi, je retrouve des forces.
J’achète des livres de mathématiques de la 6ème à la Terminale et malgré ma mémoire et concentration qui me font défaut, je me lance dans des révisions des journées entières pour aller passer des tests de recrutement au rectorat à Toulouse. Je suis retenue et décroche un contrat mi-mars au collège de Valence d’Albigeois comme professeure de Mathématiques contractuelle.

Malgré 2 heures de route par jour avec un arrêt au collège de Saint-Juéry, je suis déterminée et ma volonté de m’en sortir est décuplée. Je retrouve un nouveau souffle avec cette maison et ce travail qui me permettra de racheter des meubles, de l’électroménager, des ustensiles de cuisine, linge de maison...

Malgré un avis favorable pour une reconduction pour la rentrée 2025/2026 et un commentaire très positif du directeur de collège, mon contrat prends fin le 31 août 2025. Le poste sera affecté à un professeur interne.
Je vis avec mon ASS et invalidité depuis septembre 2025 ( 1360 € ).

J'ai retrouvé un nouveau poste en tant que prof pour un remplacement jusqu'à la fin de l'année scolaire mais j'aimerais par dessus tout relancer ma micro-entreprise qui devait voir le jour en 2024 et pour laquelle j’ai suivi des formations avec le BGE. J’essaie de relancer le projet avec France Travail mais tout mon matériel m’est confisquée par mon ex-conjoint.
Je voulais créer mon site et distribuer dans les salons bien-être, magasins touristiques, des oreillers, des coussins de méditations, des coussins d’allaitement (etc..) 100 % Tarnais à base d’épeautre.

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Ce projet a été mon moteur pendant toutes mes années sombres et il me tient vraiment à cœur de le relancer.

Je ne peux prétendre à un crédit de part ma situation financière mais également médicale.

J’ai également conscience de la nécessité de me reloger dans le secteur autour d’Albi mais sans revenus stables, cela paraît difficile.
Les déplacements quasi quotidiens en semaine engendrent des frais kilométriques exorbitants : mes enfants étant au collège de Saint-Juéry (pas de ligne directe) et mes parents âgés à Albi avec un papa atteint d’une DLMA et une maman n’ayant pas le permis (nous sommes en train de demander une aide APA).

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Ces déplacements me coûtent entre 200 et 300 € par mois.

Mes parents m’ont beaucoup aidée mais ils arrivent aussi au bout de leurs ressources.

Et puis il y a cette maison commune, dont je reste propriétaire.

Je n’ai pas envie de baisser les bras car elle représente aussi le fruit de mon travail.


Il me faut malgré mon épuisement mental, retourner en justice pour un partage équitable, qui me permettrait de vivre confortablement les mois/années à venir et me rapprocher de l’établissement des enfants.

Les différents courriers envoyés, mises en demeure restent la plupart du temps sans réponse, mon ex-conjoint jouant désormais de ma situation économique, de ma vulnérabilité et fatigue mais aussi de la carte du temps, ce temps qui fait tant défaut quand on vit avec une épée de Damoclès au dessus de la tête. Je n’ai pas d’autres chois que passer par une liquidation judiciaire.

Je devrais bénéficier de l’aide juridictionnelle à 55 % , le reste étant à ma charge pour une liquidation judiciaire de la communauté des biens, procédure étant très onéreuse .
Malgré mes déceptions, je compte encore sur la justice mais je n’arrive plus à suivre financièrement.

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Cette cagnotte en ligne a pour but de m’aider financièrement dans ce nouveau combat car cette maison désormais interdite m’appartient aussi et reste le fruit de mon travail.

Je n’ai jamais eu évidemment d’indemnités d’occupation depuis mon départ du domicile familial.
Je n’ai pas de pension alimentaire malgré nos différences de revenus actuels 3000€ / 1360 € (ASS + invalidité). Il me faut encore ressaisir le JAF, tout cela m’épuise.

C’est dans ce contexte encore difficile aujourd’hui que je sollicite votre aide car mes besoins pour m’en sortir sont conséquents:

1) Combler mon découvert qui s’est creusé avec l'instabilité professionnelle.
3) Pouvoir prétendre à une mutuelle car des soins dentaires sont urgents.
4) Engager cette procédure de liquidation coûteuse car l’accès au crédit ne m'est pas possible ;
5) Racheter mon matériel de couture confisqué et que je ne retrouverai sûrement jamais (machine/surjeteuse/ tissus/) pour lancer ma micro-entreprise, projet qui m’a porté dans les moments les plus difficiles et que je n’ai pas envie de laisser tomber.
6)- M’acheter un lit (j’ai équipé en priorité les chambres des enfants mais dors encore sur un matelas).

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Je suis bel et bien en vie aujourd’hui, défiant les statistiques d’oncologie et espère être un modèle de résilience pour mes enfants .


Cet « après cancer » a été aussi douloureux que le cancer lui même mais tout ce qui ne tue pas rend plus fort. 

Ce nouveau départ est peut-être le début de ma guérison, une page de ma vie qui doit se tourner.

Demander de l’aide m’est encore difficile car au-delà des préoccupations financières , j’ai besoin avant tout aujourd’hui de retrouver ma dignité.

Je vous remercie de m’avoir lu malgré la longueur de ce courrier et vous dis un grand merci par avance pour l'aide que vous pourrez m'apporter.

Daria.

 

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