cagnotte enfance

883 jours sans entendre la voix de mon fils — aidez-moi à payer l'avocat qui peut débloquer son dossier

Date de création, 11/08/2026
Qui organise? Mathieu, père de deux enfants
55 € sur 9 200 €
3 participants
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A propos de cette cagnotte

883 jours sans entendre la voix de mon fils — aidez-moi à payer l'avocat qui peut débloquer son dossier

C'est le nombre de jours écoulés depuis la dernière fois que j'ai entendu la voix de mon fils. Dernier contact : 1er avril 2024.

Il a eu 15 ans le 16 août. Je l'ai su par le calendrier.

Je m'appelle Mathieu. J'ai deux enfants, nés de deux mères différentes : un fils de 15 ans, que je ne vois plus et que je n'entends plus, et sa petite sœur, qui vit chez moi la grande majorité du temps. Et ces deux-là ne se parlent plus. Ma fille n'a pas entendu la voix de son frère depuis plus de deux ans — pas une visite, pas un appel, pas une photo. Il lui arrive de pleurer et de me dire « mon frère me manque ». Je n'ai rien à lui répondre.

Il faudrait un téléphone et cinq minutes. Personne ne les donne.

Je ne demande pas d'argent pour moi. Je demande de quoi payer un avocat — un seul — qui prenne les deux dossiers ensemble.

Mon fils vivait chez moi, et il allait bien

Ce n'est pas moi qui ai réclamé sa garde le premier. En mai 2023, sa mère a écrit elle-même qu'elle ne parvenait plus à le gérer et qu'elle souhaitait qu'il vienne vivre chez moi. J'ai ses lettres, dont celle du 28 mai 2023. Nous avons co-signé sa dérogation scolaire le 5 mai 2023.

À la rentrée de septembre 2023, il a vécu chez moi : scolarisé, suivi, sans le moindre incident. Il allait bien.

Le 1er avril 2024, à l'issue d'un week-end, il ne m'a pas été rendu. Depuis, plus rien.

Qui a autorisé quoi ?

J'exerce toujours l'autorité parentale conjointe. Elle ne m'a jamais été retirée — elle a même été confirmée par le jugement du 26 novembre 2024, celui-là même qui suspendait provisoirement mon droit d'accueil. Je pose donc deux questions restées sans réponse :

Qui a autorisé le changement d'école ? Le collège où il a été réinscrit en mars 2024 m'a écrit lui-même, le 2 avril 2024, que l'enfant était inscrit « provisoirement dans l'attente soit d'un accord entre vous et sa maman, soit d'une décision du JAF ». Cet accord n'a jamais existé. Cette décision n'est jamais venue. Il y est resté.

Qui a autorisé son installation chez sa grand-mère ? Je n'ai été ni consulté, ni informé, ni notifié.

Ce ne sont pas des détails. Un changement d'établissement scolaire ou de lieu de vie n'est pas un acte usuel : il exige l'accord des deux parents, ou une décision de justice (Cour de cassation, 1re civ., 4 juillet 2012, n° 11-18.766). Il n'y a eu ni l'un, ni l'autre.

Ensuite, sa vie s'est effondrée

195 heures d'absence relevées sur une seule année scolaire. Des exclusions. Des sanctions. Aujourd'hui, à quinze ans, il veut arrêter l'école.

Ce ne sont pas mes chiffres : ce sont ceux de son établissement. Il allait bien chez moi. Il va mal là où il est. Ce n'est pas une opinion — c'est la comparaison entre deux dossiers scolaires.

Et le temps joue contre nous. Dans trois ans, il sera majeur, et plus aucun juge aux affaires familiales n'aura le moindre pouvoir. Il ne reste pas des années. Il reste des mois.

Une chronologie, sans commentaire

26 novembre 2024 — Mon droit d'accueil est suspendu à titre provisoire, dans l'attente d'une évaluation. L'autorité parentale conjointe est confirmée dans la même décision.

Printemps 2025 — Mon fils quitte le domicile de sa mère pour vivre chez sa grand-mère. Personne, dans la procédure, ne le sait. Moi non plus.

11 septembre 2025 — La juridiction constate elle-même que l'évaluation ordonnée dix mois plus tôt n'a pas été exécutée.

30 octobre 2025 — Le rapport est enfin rendu, avec près d'un an de retard. Il repose sur les seuls documents remis par la mère : ni le collège, ni aucun partenaire extérieur n'a été contacté. C'est pourtant ce rapport qui a servi à maintenir mon éloignement — et c'est par lui, seulement, que la procédure a fini par apprendre que mon fils ne vivait plus chez sa mère depuis des mois.

4 février 2026 — La décision maintient sa résidence chez la mère et ordonne une expertise me concernant. Je l'accepte immédiatement.

Mars 2026 — L'expert désigné, à la retraite, décline la mission.

Août 2026 — Aucun expert remplaçant. Sept mois. Le dossier est à l'arrêt — et ce n'est pas moi qui le bloque.

17 juillet 2026 — La protection de l'enfance transmet son évaluation au procureur. En droit français, la démarche engagée suppose qu'un enfant soit en danger (article 375 du code civil). Ce n'est pas moi qui emploie ce mot.

Pendant près de dix mois, des décisions ont été prises sur l'avenir de mon fils sans que la procédure sache où il vivait réellement — et la mesure qui devait le vérifier n'avait pas été exécutée. Je n'accuse personne. Je constate qu'un dossier s'est arrêté, que personne ne l'a relancé, et que c'est un enfant de quinze ans qui en paie le prix.

Ce qui a été vérifié me concernant

Aucune juridiction n'a jamais retenu la moindre faute contre moi. La plainte déposée contre moi a été classée sans suite le 27 novembre 2024. J'exerce toujours l'autorité parentale. Je n'ai jamais refusé aucune investigation et je n'en refuserai aucune : je demande au contraire une évaluation complète et contradictoire du lieu de vie réel de mon fils et de la capacité éducative de ses deux parents.

Pourquoi un seul avocat

Deux enfants, deux mères, deux départements, deux tribunaux. Mais une seule histoire : la même attestation a été produite dans les deux procédures, et le lien entre mon fils et sa sœur est posé devant les deux juridictions.

L'aide juridictionnelle, elle, est accordée procédure par procédure. Résultat : des avocats désignés successivement, dans deux barreaux différents, dont aucun n'a jamais eu les deux dossiers ouverts en même temps. Chacun en voit une moitié. Personne ne voit l'ensemble. C'est pour cela que rien n'avance.

Je ne demande pas de quoi payer deux avocats. J'en demande un, qui tienne les deux dossiers, avec une seule stratégie et une vue complète. C'est la seule chose que je n'ai jamais eue.

Ce que votre don achète

  • 1 500 € — mandater l'avocat, faire désigner un nouvel expert et déposer l'appel dans le délai. Le seul palier qui a une date, et le plus important.
  • 4 500 € — la mission complète sur les deux dossiers : reprise, procédure d'urgence, audiences devant les deux tribunaux.
  • 2 000 € — les frais d'expertise, que l'aide juridictionnelle ne couvre pas.
  • 1 200 € — huissier, copies de dossiers, recommandés, et trois heures de route à chaque audience.

Ma promesse, et elle est vérifiable

Le devis de l'avocat sera publié ici dès sa signature. Une actualité tous les quinze jours, même quand il n'y a rien de bon à annoncer. Si la somme n'est pas atteinte, je l'utiliserai dans cet ordre, en commençant par l'expertise et l'appel. Si les dossiers se débloquent avant, je le dirai et j'arrêterai la collecte.

Je ne publie ni le nom ni le visage de mes enfants, ni celui de personne d'autre. Je ne règle aucun compte sur internet. Je veux un avocat, un seul, qui tienne enfin les deux dossiers.

Si vous ne pouvez pas donner

Partagez. C'est ce qui compte le plus : le silence est exactement le problème depuis 881 jours. Et si vous êtes avocat, journaliste, travailleur social, ou simplement un parent à qui cette histoire fait quelque chose — écrivez-moi.

Quand un enfant meurt, on a le droit de le pleurer, et tout le monde comprend. Quand il est vivant à trois heures de route et qu'on ne connaît plus le son de sa voix, il n'y a pas de mot pour ça, et personne ne vous croit tout à fait.

Merci d'être la preuve du contraire.

— Mathieu, père de deux enfants

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