cagnotte enfance

881 jours sans entendre la voix de mon fils — aidez-moi à payer l'avocat qui peut débloquer son dossier

Date de création, 11/08/2026
Qui organise? Mathieu, père de deux enfants
40 € sur 9 200 €
2 participants
0€ 9 200 €

A propos de cette cagnotte

881 jours.

 

C'est le nombre de jours écoulés depuis la dernière fois que j'ai entendu la voix de mon fils. Dernier contact : 1er avril 2024. Compteur arrêté au 30 août 2026.

 

Il a eu 15 ans le 16 août. Je l'ai su par le calendrier.

 

Je m'appelle Mathieu. J'ai deux enfants, nés de deux mères différentes : un fils de 15 ans, que je ne vois plus et que je n'entends plus, et sa petite sœur, qui vit chez moi la grande majorité du temps.

 

Et eux deux ne se parlent plus. Ma fille n'a pas entendu la voix de son frère depuis plus de deux ans. Pas une visite, pas un appel, pas une photo. Aucune des deux mères n'a fait quoi que ce soit pour maintenir ce lien. Rien. Il arrive à ma fille de pleurer et de me dire « mon frère me manque », et je n'ai rien à lui répondre.

 

Il faudrait un téléphone et cinq minutes. Personne ne les donne.

 

Je ne demande pas d'argent pour moi. Je demande de quoi payer un avocat — un seul — qui prenne les deux dossiers ensemble.

 

MON FILS VIVAIT CHEZ MOI, ET IL ALLAIT BIEN

 

Ce n'est pas moi qui ai réclamé sa garde le premier. En mai 2023, sa mère a écrit elle-même qu'elle ne parvenait plus à le gérer et qu'elle souhaitait qu'il vienne vivre chez moi. J'ai ses lettres, dont celle du 28 mai 2023. Nous avons co-signé ensemble sa dérogation scolaire le 5 mai 2023.

 

À la rentrée de septembre 2023, il a vécu chez moi. Scolarisé, suivi, sans le moindre incident. Il allait bien.

 

Le 1er avril 2024, à l'issue d'un week-end, il ne m'a pas été rendu. Depuis, plus rien.

 

QUI A AUTORISÉ QUOI ?

 

J'exerce toujours l'autorité parentale conjointe. Elle ne m'a jamais été retirée : elle a même été confirmée par le jugement du 26 novembre 2024, celui-là même qui suspendait à titre provisoire mon droit d'accueil.

 

Alors je pose deux questions auxquelles je n'ai jamais obtenu de réponse.

 

Qui a autorisé le changement d'établissement scolaire ? Le collège où il a été réinscrit en mars 2024 m'a écrit lui-même, le 2 avril 2024, que l'enfant était inscrit « provisoirement dans l'attente soit d'un accord entre vous et sa maman, soit d'une décision du JAF ». Cet accord n'a jamais existé. Cette décision n'est jamais venue. Il y est resté.

 

Qui a autorisé son installation chez sa grand-mère ? Je n'ai été ni consulté, ni informé, ni notifié de quoi que ce soit.

 

Ce ne sont pas des détails administratifs. Un tiers de bonne foi peut présumer l'accord de l'autre parent pour les actes usuels (article 372-2 du code civil). Mais le changement d'établissement scolaire, comme le changement du lieu de vie de l'enfant, n'est pas un acte usuel : la Cour de cassation l'a jugé (1re civ., 4 juillet 2012, n° 11-18.766). Il faut l'accord des deux parents, ou une décision de justice. Il n'y a eu ni l'un, ni l'autre.

 

ENSUITE, SA VIE S'EST EFFONDRÉE

 

195 heures d'absence relevées sur une seule année scolaire. Des exclusions. Des sanctions. Aujourd'hui, à quinze ans, il veut arrêter l'école.

 

Ce ne sont pas mes chiffres : ce sont ceux de son établissement.

 

Il allait bien chez moi. Il va mal là où il est. Ce n'est pas une opinion, c'est la comparaison entre deux dossiers scolaires.

 

Et le temps joue contre nous. Il a quinze ans. Dans trois ans il sera majeur, et plus aucun juge aux affaires familiales n'aura le moindre pouvoir sur sa situation. Il ne reste pas des années pour agir. Il reste des mois.

 

UNE CHRONOLOGIE, SANS COMMENTAIRE

 

26 novembre 2024 — Mon droit d'accueil est suspendu à titre provisoire, dans l'attente d'une évaluation. L'autorité parentale conjointe est confirmée dans la même décision.

 

Printemps 2025 — Mon fils quitte le domicile de sa mère pour aller vivre chez sa grand-mère. Personne, dans la procédure, ne le sait. Moi non plus.

 

11 septembre 2025 — La juridiction constate elle-même que la mesure d'évaluation ordonnée dix mois plus tôt n'a pas été exécutée.

 

30 octobre 2025 — Le rapport est enfin rendu, avec près d'un an de retard. Il repose sur les documents remis par la mère. Aucune vérification extérieure n'a été effectuée : ni le collège, ni aucun partenaire n'a été contacté. C'est pourtant ce rapport qui a servi de fondement au maintien de mon éloignement.

 

C'est par ce rapport, et seulement par lui, que la procédure a fini par apprendre que mon fils ne vivait plus chez sa mère depuis des mois.

 

4 février 2026 — La décision maintient néanmoins sa résidence au domicile maternel, et ordonne une expertise me concernant. Je l'accepte immédiatement.

 

Mars 2026 — L'expert désigné, à la retraite, décline la mission.

 

Août 2026 — Aucun expert remplaçant n'a été désigné. Sept mois. Le dossier est à l'arrêt, et ce n'est pas moi qui le bloque.

 

17 juillet 2026 — La protection de l'enfance transmet son évaluation au procureur de la République, en vue de la saisine du juge des enfants pour qu'une mesure d'assistance éducative puisse être ordonnée. En droit français, une telle mesure ne se demande que lorsque la santé, la sécurité ou les conditions de développement d'un enfant sont en danger (article 375 du code civil). Ce n'est pas moi qui emploie ce mot : c'est la démarche engagée qui le suppose.

 

Pendant près de dix mois, des décisions ont été prises sur l'avenir de mon fils sans que la procédure sache où il vivait réellement. Et la mesure qui devait précisément le vérifier n'avait pas été exécutée.

 

Je n'accuse personne. Je constate qu'un dossier s'est arrêté, que personne ne l'a relancé, et que c'est un enfant de quinze ans qui en paie le prix.

 

CE QUI A ÉTÉ VÉRIFIÉ ME CONCERNANT

 

Aucune juridiction n'a jamais retenu la moindre faute contre moi. La plainte déposée contre moi a été classée sans suite le 27 novembre 2024. J'exerce toujours l'autorité parentale. Je n'ai jamais refusé aucune mesure d'investigation et je n'en refuserai aucune : je demande au contraire une évaluation complète et contradictoire du lieu de vie réel de mon fils et de la capacité éducative de ses deux parents.

 

MA FILLE

 

Elle vit chez moi la plus grande partie du temps. Mais ce n'est pas une décision de justice, c'est un arrangement — et un arrangement ne protège pas un enfant : il ne prévoit rien, il ne s'impose à personne, il peut changer demain matin. Sa situation fait elle aussi l'objet d'une procédure en cours.

 

Je demande qu'une décision écrive enfin ce qui existe déjà dans les faits, pour qu'il y ait un cadre et une responsabilité claire sur sa sécurité au quotidien. Et je demande que son frère et elle puissent se revoir.

 

POURQUOI UN SEUL AVOCAT

 

Deux enfants, deux mères, deux départements, deux tribunaux. Mais une seule histoire : la même attestation a été produite dans les deux procédures, et le lien entre mon fils et sa sœur est une question posée devant les deux juridictions.

 

L'aide juridictionnelle, elle, est accordée procédure par procédure, tribunal par tribunal. Résultat : des avocats désignés successivement, dans deux barreaux différents, dont aucun n'a jamais eu les deux dossiers ouverts en même temps sur son bureau. Chacun en voit une moitié. Personne ne voit l'ensemble. C'est pour cela que rien n'avance.

 

Je ne demande pas de quoi payer deux avocats. J'en demande un, qui tienne les deux dossiers, avec une seule stratégie et une vue complète. C'est la seule chose que je n'ai jamais eue.

 

CE QUE VOTRE DON ACHÈTE

 

1 500 € — mandater l'avocat, faire désigner un nouvel expert et déposer l'appel dans le délai. C'est le seul palier qui a une date, et le plus important de tous.

 

4 500 € — la mission complète sur les deux dossiers : reprise, procédure d'urgence, audiences devant les deux tribunaux.

 

2 000 € — les frais d'expertise, que l'aide juridictionnelle ne couvre pas.

 

1 200 € — huissier, copies de dossiers, recommandés, et trois heures de route à chaque audience.

 

MA PROMESSE, ET ELLE EST VÉRIFIABLE

 

Le devis de l'avocat publié ici dès sa signature. Une actualité tous les quinze jours, même quand il n'y a rien de bon à annoncer. Si la somme n'est pas atteinte, je l'utiliserai dans cet ordre, en commençant par l'expertise et l'appel. Si les dossiers se débloquent avant, je le dirai et j'arrêterai la collecte.

 

Je ne publie ni le nom ni le visage de mes enfants, ni celui de personne d'autre. Je ne règle rien sur internet. Je veux un avocat, un seul, qui tienne enfin les deux dossiers.

 

SI VOUS NE POUVEZ PAS DONNER

 

Partagez. C'est ce qui compte le plus : le silence est exactement le problème depuis 881 jours. Et si vous êtes avocat, journaliste, travailleur social, ou simplement un parent à qui cette histoire fait quelque chose — écrivez-moi.

 

Quand un enfant meurt, on a le droit de le pleurer et tout le monde comprend. Quand il est vivant à trois heures de route et qu'on ne connaît plus le son de sa voix, il n'y a pas de mot pour ça, et personne ne vous croit tout à fait.

 

Merci d'être la preuve du contraire.

 

— Mathieu, père de deux enfants

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