Mon rêve de flûtiste a besoin de votre soutien pour trouver sa "Pearl".
A propos de cette cagnotte
Mon histoire
Je suis Mickael Wittmann, je suis musicien depuis 2006.
Je cherche ma voie professionnelle depuis de longues années tout en constatant que mon état de santé se dégrade à un rythme vertigineux. Bien que je sois suivi avec les traitements appropriés, il est certain que mes nombreuses pathologies ne vont pas disparaître. Aujourd’hui, à presque 40 ans, je ne suis plus capable de travailler. Mon objectif principal est de me maintenir dans le meilleur état de santé possible le plus longtemps possible pour être présent pour ma famille et mes enfants. Pour cela, la musique fait partie intégrante de mon équilibre depuis de nombreuses années pour traverser les galères sans jamais renoncer.
J'ai commencé à pratiquer la musique à l’adolescence tardivement happé dans un engrenage vertueux très rapidement. Pour débuter, j’ai choisi une petite flute à bec en laiton, un Tin Whistle, un instrument de musique traditionnel Irlandais…
Le chemin fût long pour parvenir à tirer quelque chose de cet instrument, difficile à dompter pour moi tout juste novice.
En 2009, ma vie prend un virage soudain… Premier burn-out, grosse dépression… J’ai rêvé d’être forgeron en rejoignant les Compagnons du Devoir, je me suis brulée l’âme. La santé a vacillé comme la flamme d'une bougie dans la brise. Certaines pathologies étaient déjà présentes sans que je ne soupçonne leur existence. Ce fut le point de départ d'une longue errance médicale et professionnelle. Trop jeune pour être pris au sérieux par le corps médical, cette première crise m’a compliqué la vie durant 3 ans.
La musique m'a sauvé la vie à cette période, me maintenant la tête hors de l'eau alors que la tempête faisait rage.
Pour évoluer, je me suis tourné vers l’école de musique proche de mon village natal avant de rejoindre le conservatoire départemental. Le début d’une passion et bien plus encore. J’ai appris la flûte traversière avec une professionnelle de la musique, mais aussi le solfège et diverses techniques musicales.
Ma première flute traversière est une Yamaha Yfl281 modèle d'étude, ma compagne durant 3 ans au Conservatoire jusqu’à aujourd’hui.
En 2014 j’ai quitté ma Lorraine natale direction l'Alsace. D'abord à Strasbourg, puis à Colmar pour rejoindre ma compagne. Cherchant une voie professionnelle nouvelle, j’ai réussi le BAFA et je ne comptais plus mes heures de travail. Entre colonies de vacances, centres aérés ou animations ponctuelles, je poursuivis la pratique de la musique à la moindre occasion au grand plaisir des enfants. Le travail était passionnant mais je n’avais plus la possibilité de continuer le conservatoire.
En 2015 je commençais le tir sportif, le début d'une passion supplémentaire... Tout comme la musique, cette pratique nécessite de la concentration et de la minutie.
En 2017, je cherchais à trouver une meilleure stabilité professionnelle car l’animation est un domaine aux salaires bas avec des contrats précaires. J’ai eu l’opportunité de devenir guide touristique à l’Ecomusée d’Alsace, un lieu qui rassemble ma passion des vieux métiers, du patrimoine et l’animation tous publics.
Je découvre alors une nouvelle facette de ce métier. Mais quel métier !
Malgré toute mon envie, je découvre les écueils des métiers saisonniers et des CDD qui s’enchainent. Mes problèmes de santé se sont brutalement amplifiés, mon état décline et ma résistance fond comme neige au soleil. Je réalisais les nouvelles difficultés qui limitent toujours mes mouvements et mon endurance physique, avec une fatigabilité intense. J’atteignais lentement le point de rupture car la moindre activité devenait difficile à réaliser. Je délaissais la flûte avec regret.
Bilan dans la structure positif, on m’a dit investi mais le contrat ne fut pas renouvelé en hiver 2018.
Retour à l’animation en été 2019 avec l’objectif cette fois de décrocher un BAFD pour devenir directeur de structure, un rôle plus compatible avec ma santé. Les années ont passés, j’ai vieilli et je n’avais plus les capacités physiques pour suivre un rythme intense nécessaire pour encadrer des enfants débordant d’énergie. L’essai ne fut pas concluant, je ne ressentais plus l’engagement de ma jeunesse.
Il devint de plus en plus difficile de trouver un emploi compatible avec mes besoins, mon état de santé et mes compétences. Après une courte pause, je montais un projet professionnel d’autoentreprise pour devenir affûteur itinérant. Je décrochais mon CAP d’affûtage en 2019. Ma fille arrivait en décembre de la même année.
Devenir papa marquait le début d’une nouvelle aventure qui nécessite un revenu stable et constant. En novembre 2021, préférant la sécurité, je pris part au projet d’un ami qui lançait une nouvelle société. Un poste de commercial avec une formation de deux ans en alternance entièrement financée avec un BTS NDRC et un CDI à la clé. Lauréat de promotion, je tenais ma revanche sur une scolarité compliquée. Pensant avoir enfin trouvé la solution, nous avons décidé d’accueillir un deuxième enfant à naitre en juillet 2022 … en pleine période COVID.
M’arrêter pour mon congé paternité dans le marathon de la vie a été définitif. Entre l’épuisement de l’année et le COVID qui a laissé des traces, j’ai été incapable de reprendre mon activité au sein de l’entreprise. Nouveau burn-out, aggravation des pathologies existantes et apparition de nouvelles.
2 ans ont été nécessaires pour me reconstruire en espérant retrouver une vie « normale ». Lorsque la CPAM s’intéresse à mon cas au cours de cet arrêt maladie long, on me suggère de demander la pension d’invalidité. Je préférais attendre afin de ne pas diminuer mes chances de retrouver un emploi.
En 2024, mon ami me propose un nouveau projet professionnel. J’y crois, je prends le poste d’intendant pour l’éducation nationale sur deux séjours SNU en juin et juillet.
Bilan : un effondrement total, je fis une telle crise d’anxiété que je perdis plusieurs heures de ma mémoire. Je fus admis un mois dans l’établissement de soins médicaux et de réadaptation Trois-Epis pour une prise en charge globale pour ajuster mes nombreux traitements.
Je pris une décision radicale, si travailler doit me tuer, je ferai tout pour survivre et vivre pour ma famille. Je n’ai pas repris le travail. Ma santé fait de moi une personne en situation de handicap, reconnu par la CPAM.
Après un mois de soins en établissement, je décidais de me consacrer à nouveau à ce qui m’a maintenu en vie dès ma sortie : la flûte.
Suite à cet « accident de juillet », je constatais de nouvelles facultés telles que lire beaucoup plus facilement la musique, ou de nouvelles « facilités » absentes auparavant. Malgré l’inquiétude au sujet de ce malaise, ces nouvelles compétences relancent ma motivation pour pratiquer la flûte assidûment. En quelques mois, j’ai revu toutes les bases, j’ai travaillé ma lecture de partition, la technique et la théorie.
Mon nouvel objectif est de terminer le cursus de conservatoire à Colmar pour obtenir le Certificat d’Etude Musicale.
Ma passion pour la flûte
La flûte traversière et la musique représentent énormément de chose pour moi. La pratique de cet instrument me permet de créer et maintenir du lien social. Le pouvoir de m’emmener dans un autre monde me fait aimer cet instrument.
La musique est au quotidien avec moi, à la fois dans ma tête, dans mes mains et même dans mon corps en général.
J’en écoute en permanence, quand ce n’est pas moi qui joue, c’est Spotify.
La musique est dans ma tête remplie de partitions mentales où je vois s’inscrire les notes. Je ressens la vibration des notes sous mes doigts, la puissance des accords joués par un orchestre ou un orgue.
La flûte traversière me transporte par sa puissance. Elle évoque un monde tour à tour léger, joyeux, festif ou grave, terrible et triste. Si je dois retenir un passage marquant, ce sera celui d’Orphée enterrant sa bien-aimée après qu’elle ait été mordue par un serpent dans l’opéra de C .W. Gluck. Le FA medium tenu est le cri déchirant en demi-teinte du héros.
Mes ambitions musicales
Mon principal objectif est l’inscription et l’acceptation au conservatoire de Colmar. La demande est très forte et la priorité est donnée aux enfants.
Mon second objectif est de passer le Certificat d’Etude Musicale.
Pourquoi une flûte professionnelle ?
La flûte traversière est un instrument à vent. L’instrument est composé de la tête où souffle le musicien, du corps et de la patte pour les notes graves. Pour boucher les nombreux trous, l’instrument a des clés. La production du son nécessite de faire vibrer l’air à l’intérieur de l’instrument et les clés permettent de moduler le son pour produire différentes notes.
La flûte d’étude est peu performante par le choix des métaux plus difficile à faire vibrer. Les clés sont équipées de ressorts. Sur ce type de flûte, les ressorts sont rigides et résistants donnant un effet de réponse lent, il y a un délai entre le geste et le son produit. Les clés semblent lourdes sous les doigts et bruyantes. La résistance du ressort rend le travail de la tenue du son plus difficile. Elle a aussi pour effet de limiter la vitesse maximum qui peut être atteintes. Les partitions plus complexes nécessitent d’alterner des rythmes lents ou rapides de manière plus précises avec un temps de réponse très faible. Pour émettre des sons aigus puissants, il faut en changer le diapason en jouant sur l’emboitement entre la tête et le corps de l’instrument. Le son va être parasité par un bruit de « souffle d’air ».
Par exemple, « Le vol du bourdon » est impossible à exécuter correctement sur une flute d’étude.
Une flute professionnelle n’a pas ces problèmes. Les instruments font l’objet de véritables études d’ingénierie par les fabricants. Les ressorts des clés sont plus souples permettant des gestes plus rapides.
La conception de l’instrument permet une meilleure circulation de l’air à l’intérieur donnant un son plus propre. Là où la flûte d’étude crache de l’air, la flute professionnelle a un son cristallin pur. Les différents métaux comme l’argent, l’or ou le platine ont différentes capacités de vibrations. La vibration produit différentes fréquences. Ces fréquences sont associées à des notes, comme le La à 440 Hz. La flûte d’étude donne des couleurs de bases, comme les feutres d’une trousse d’écolier avec peu de nuance. La flûte professionnelle permet des fréquences plus variées, plus précises comme le nuancier de l’artiste peintre produisant des aquarelles. Une flûte professionnelle me donne l’accès à des partitions plus intéressantes, plus riches et plus complexes.
Les fabricants proposent de nombreuses possibilités pour trouver sa flûte : la tête, le corps et la patte peuvent être en métaux différent, les ressorts des clés peuvent avoir différentes résistances, des clés spécifiques peuvent être demandés (notamment par rapport à la longueur des doigts).
Le travail du musicien reste indispensable, mais la qualité de l’instrument permet de progresser pour répondre aux exigences d’un 4e cycle de conservatoire.
Mon choix pour le moment s’est arrêté sur une flute traversière de la marque PEARL qui est une marque Japonaise fondée en 1946.
Ils ont deux brevets sur la mécanique de leur flûte.
Un système où toute la mécanique est sur un seul axe, allégeant d’autant plus l’instrument. Ce qui donne une meilleure réponse à chaque note. Un système sans « axe » qui rend la mécanique de l’instrument silencieux et plus performant.
Le modèle que je vise est la Cantabile CD958RBE.
Fabriquée à la main en Argent 958, tête, corps et patte. La mécanique est en argent 925.
Patte de Si (plus grave qu’une flute d’étude en Do), Avec clé de Mi.
https://www.pearlflute.com/
Pourquoi j’ai besoin d'aide ? :
L’instrument de musique coûte 6000 euros (valeur arrondie), c’est une somme que je ne peux pas supporter seul. Je suis à la limite du seuil de pauvreté, j’ai peu de marge de manœuvre financière au quotidien.
Ce projet ambitieux a besoin de votre aide pour exister et me permettre de poursuivre mes études de musique plus sereinement aujourd’hui et pratiquer pour les 40 prochaines années.
Je compte sur vous.
Merci.
Mickael Wittmann.
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