SOLIDARITE REPRISE EXPLOITATION BIO FAMILIALE
A propos de cette cagnotte
Bonjour à toutes et à tous,
Je m'appelle Mr. Bonhomme et je m'apprête à écrire un nouveau chapitre d'une histoire qui dure depuis près d'un siècle. J'ai pour projet de reprendre notre ferme familiale, une exploitation menée en agriculture biologique, mais qui cache surtout une aventure humaine extraordinaire.
Une histoire de sacrifices pour préserver notre patrimoine
Depuis les années 1950, notre ferme a survécu grâce à une seule force : l'amour de notre famille pour cette terre. Quatre générations se sont succédé, et chaque reprise s'est faite au prix de grands sacrifices personnels, sans jamais recevoir aucune aide à l'installation.
- Tout a commencé avec mon grand-père. Alors qu'il était plaquiste-peintre, il a tout quitté pour reprendre l'exploitation. Ce n'était pas son métier d'origine, et s'il n'a pas pu la faire prospérer autant qu'il l'aurait voulu, il a réussi le plus beau des défis : garder ce patrimoine ancré dans notre famille.
Dans les années 1980, ce fut au tour de mon oncle. Lui aussi a mis de côté sa passion de forestier et son emploi à la commune pour prendre la relève. À l'époque, on lui a injustement refusé la Dotation Jeune Agriculteur (DJA). Pourtant, il s'est battu, sans aides, pour que la ferme continue de vivre.
- Sauver les 30 hectares bio de notre famille : l'histoire d'un pionnier face aux géants
Un "fou" qui avait 40 ans d'avance
Lors de son installation, mon oncle a fait un choix radical : le passage à l'agriculture biologique. Dans les années 80, il a été le tout premier de la région à oser franchir le pas. À l'époque, on le traitait de "fou". Le modèle dominant poussait à la chimie et à l'intensification.
Pourtant, le temps lui a donné raison. Aujourd'hui, alors que la moyenne des fermes a explosé, notre domaine est devenu la plus petite exploitation du canton, littéralement encerclée par de grandes fermes industrielles. Mais la différence saute aux yeux : notre paysage est préservé, vivant, arboré et magnifique. Ces 30 hectares sont la preuve vivante qu'un autre modèle, respectueux de la nature, est possible.
Le projet : Honorer le passé et construire l'avenir
Aujourd'hui, c'est mon tour. Je refuse de voir tant d'efforts et de résilience disparaître. Je veut reprendre le flambeau avec une mission claire : honorer le courage de mon grand-père et de mon oncle, tout en donnant à cette ferme bio les moyens de se développer et de devenir enfin viable et prospère.
Pour y parvenir, je pars de zéro, tout comme eux, et le parcours à l'installation reste un parcours du combattant.
C'est ici que ma réalité rejoint celle de mon oncle dans les années 80. Malgré mon parcours, mes compétences et ma solide expérience en concession, il y a de grandes chances que l'histoire se répète. Le système actuel est ainsi fait : pour obtenir la Dotation Jeune Agriculteur (DJA), les critères administratifs sont souvent déconnectés de la réalité des petites structures. Je risque donc, moi aussi, de devoir m'installer sans aucune aide de l'État.
Sans la DJA, sans le soutien des banques pour un projet hors-norme comme le mien, je me retrouve face à un mur. C'est pour cela que je fais appel à vous, à votre solidarité et à votre générosité. Cette cagnotte est mon recours de la dernière chance pour pouvoir donner vie au projet que j'ai en tête, sans démarrer avec une corde au cou.
Mon objectif profond : Garder le lien avec cette nature
Au-delà des chiffres, ma boussole reste la même que celle de mes aînés : conserver le lien profond qui nous unit à cette belle nature. Je veux continuer d'entretenir cette ferme, de la protéger des appétits industriels et de faire battre le cœur de ces 30 hectares préservés.
Mais pour que ce combat soit viable, je dois tout réinventer.
Pour vous décrire en détail ce projet d'avenir — le seul qui soit réaliste, rentable et passionnant pour moi — je vous ai préparé un chapitre complet juste en dessous. Prenez le temps de le lire, car c'est là que bat le coeur du futur qui je l'espère sera prospère.
Chapitre : Face aux crises, bâtir une ferme résiliente et réaliste
Face au changement climatique, aux sécheresses à répétition, aux coûts de production qui explosent et au manque de fourrage, je refuse de me voiler la face. Pour que notre ferme survive, je dois être un gestionnaire réaliste. Mon objectif n’est pas de m'épuiser dans un modèle dépassé, mais de transformer cette exploitation pour la rendre autonome, sécurisée et diversifiée.
Pour sécuriser l’avenir, je conserverai mon emploi actuel. La ferme sera redessinée pour dégager des ressources sans m'étouffer le quotidien. Voici les piliers de ce renouveau en deux grandes étapes :
Étape 1 : Autonomie, Énergie et Sécurisation immédiate
- Des animaux pour l’entretien, pas pour la contrainte : Je vais introduire des animaux rustiques, demandant peu de temps et pas d'élevage intensif complexe. Leur rôle principal sera d’entretenir naturellement nos magnifiques pâturages de 30 hectares.
- Valorisation des bâtiments & Énergie : Les toitures de nos bâtiments seront équipées de panneaux solaires pour générer un revenu stable et propre. À l'intérieur, la très vieille écurie sera entièrement repensée et transformée en un grand espace de stockage fonctionnel.
- Autonomie en eau : Face aux sécheresses, chaque goutte compte. Je vais installer un système complet de récupération des eaux de pluie (gouttières, cuves enterrées) pour assurer l'autonomie totale d'abreuvement de nos bêtes.
- Sécurisation face aux réalités d'aujourd'hui : Face aux convoitises actuelles (vols de carburant, de matériel), la sécurité est une priorité. Les fonds serviront à refaire les clôtures extérieures, à poser des portes sécurisé (sectionnel et autres.) et à mettre aux normes strictes nos locaux de stockage (electrique , hygiène etc.).
Étape 2 : Production de fourrage, Maraîchage local et Restauration du matériel
Dans un second temps, je vais réaménager notre parcellaire pour valoriser la terre :
- Devenir exploitant fourrager : Produire du foin de qualité destiné à la vente (une ressource cruciale aujourd'hui), ainsi qu'un peu de paille et de céréales pour diversifier les revenus.
- Du maraîchage local simple et mécanisé : Lancer une production de légumes de plein champ (comme la pomme de terre). Des cultures robustes, locales, hautement mécanisables, nécessitant peu d'entretien mais offrant un débouché direct et concret.
- Faire revivre l’ancien matériel : Au départ, je vais démarrer avec nos outils en bout de souffle. Mais dans les 5 ans, grâce à mes compétences de mécanicien, je vais restaurer, moderniser et retaper ce vieux parc de machines. C'est un poste extrêmement coûteux aujourd'hui, mais mes mains seront mon plus grand économiseur de budget.
Pourquoi votre aide est vitale dès maintenant ?
Entre le poids des charges d'exploitation, l'enfer administratif de l'installation sans aides, et ces investissements de départ, la marche est haute. Votre générosité sur cette cagnotte va me permettre de financer les premiers pas indispensables : l'achat des cuves à eau, le matériel de sécurisation des bâtiments, les premières semences et les pièces mécaniques pour sauver nos tracteurs et matériels.
Merci de croire en une agriculture à taille humaine, lucide, moderne et profondément connectée à sa terre.
Chapitre : Le Plan de Résilience Financière (Où va votre aide ?)
Bâtir un projet solide sur le papier est une chose, le réaliser sans aucun euro en poche en est une autre. Sans soutien, ce rêve est tout simplement irréalisable. Pour être totalement transparent avec vous, j'ai chiffré les besoins réels pour donner à cette ferme les fondations qu'elle mérite.
Mon objectif idéal est d'atteindre 300 000 € pour déployer le projet à 100 % et anticiper l'avenir (notamment pour reprendre des terres voisines laissées par les départs en retraite de la génération de mon oncle).
Cependant, je sais qu'avec un seuil de sécurité de 200 000 €, je peux déjà bâtir une exploitation solide, autonome et viable. Voici comment chaque palier sera investi :
- Palier 1 : 50 000 € – Le Foncier & Les Bâtiments : Pour sécuriser les structures existantes et entamer la transformation de l'écurie en espace de stockage.
- Palier 2 : 100 000 € – Sécurisation, Normes & Eau : 30 000 € dédiés à la protection du site (clôtures, portes blindées), 20 000 € pour la mise aux normes administratives et sanitaires, et 50 000 € pour la modernisation et la restauration mécanique du matériel existant.
- Palier 3 : 150 000 € – Le Vivant & Les Outils : 30 000 € pour l'aménagement du parcellaire (fourrage), 15 000 € pour l'achat des premiers animaux rustiques d'entretien et 15 000 € pour le matériel d'élevage.
- Palier 4 : 200 000 € (Objectif Solide) et au-delà : 10 000 € de consommables de démarrage et la création d'un fonds de roulement pour saisir les opportunités de foncier à venir et moderniser le parc de machines.
Un appel à la solidarité pour briser le plafond de verre
Je ne vous cache pas que partir de zéro est un vertige quotidien. Mais je refuse de baisser les bras face aux géants industriels. En participant à cette cagnotte, vous n'aidez pas seulement un jeune mécanicien à réparer des tracteurs : vous financez une stratégie de survie agricole concrète, intelligente et durable.
Chaque don, chaque partage, chaque prêt est une pierre posée pour sauver ce patrimoine de 4 générations.
Du fond du cœur, MERCI pour votre immense générosité.
Mr Bonhomme et toute la famille
Ici, vous pouvez apporter votre contribution à la cagnotte en cliquant sur "Je Participe" :
- Les participations sont libres.
- Le site est entièrement sécurisé.
Vous pourrez à l’issue de votre don laisser un message texte ou vidéo qui pourra être partagé au bénéficiaire de la cagnotte.
Merci à tous.