cagnotte solidarité

traction animale avec les ânes, un projet pour l'avenir.

Date de création, 29/05/2026
Anne Senoble
430 € récolté
18 participants

A propos de cette cagnotte

Je souhaite créer et développer la traction animale au sein d'une ferme pédagogique.

J'ai choisi les ânes, animaux doux, sociables, intelligents, patients, affectueux et courageux.

Dans un contexte de pénurie et bientôt de disparition des énergies fossiles, la traction animale est une énergie non polluante qui permet le déplacement des personnes et le travail de la terre tout en respectant la nature. 

C'est une énergie silencieuse, calme, enrichissante, pour l'esprit et pour les sols. Le fumier produit par les animaux retourne à la terre et la nourrit, et le compagnonnage avec l'animal invite à la méditation et à la sérénité.

On nous propose l'électrification des usages, (la voiture, les panneaux photovoltaïques) mais c'est une fausse bonne solution. Pour fabriquer des batteries il faut de l'énergie, des métaux, de l'eau, tout ce qui se raréfie. Pour fabriquer des batteries on émet de la pollution et l'obsolescence et le recyclage posent problème. Que fait on des batteries usagées? Comment exploite on les mines des précieux métaux? Dans quelles conditions sanitaires, humaines et écologiques? Les dégâts sur l'environnement sont inévitables.

Offrant bien plus qu’un moyen de locomotion économique et paisible, l'âne possède de multiples vertus.

l’âne est le plus efficace des débroussailleurs, gros mangeur de broussailles en tout genre, de ronces de chardons, il entretient et valorise les espaces verts en pâturant tranquillement.

L'âne laboureur, son pas léger ne détruit pas les sols, contrairement aux grosses machines qui le compactent. Un sol compacté, n'absorbe plus l'eau de pluie, le ruissellement est aggravé et l'eau n'a pas le temps de s'infiltrer jusqu'à la nappe phréatique. L'âne tracte du petit matériel pour un labour peu profond qui préserve la vie souterraine et ne porte pas atteinte au cycle de l'eau, aujourd'hui préoccupation majeure de l'humanité.

l'âne écologique est un consommateur frugal. Originaire du désert, il mange peu et boit peu. Les ânes ne sont pas en voie d'extinction, ils ne sont donc pas susceptibles de se raréfier ou de s'épuiser, comme les énergies fossiles ou les gisements de métaux. Si l'on prend soin d'eux, ils se reproduisent d'eux-mêmes. C'est un investissement dans l'avenir, une solution pérenne. L'âne ne pollue pas. Il produit une énergie propre décarbonée. Hormis quelques émissions de gaz de temps en temps (beaucoup moins que les vaches qui pètent énormément et émettent du méthane, gaz à effet de serre) l'âne n'est pas péteur. Tout juste un peu rouspéteur. Comme nous tous, il brait de temps en temps. De plus, il produit un engrais naturel de qualité, sans cadmium.

Je pense que l'âne s'impose dans ce projet également parce que les chevaux peuvent faire peur aux personnes qui connaissent peu les équidés. Ils sont plus grands, plus impressionnants. L'âne est d'un abord plus facile pour les néophytes. Les chevaux sont aussi plus fragiles, plus peureux. Et plus gourmand en eau et en herbe grasse qui fera bientôt défaut). L'âne, rustique et sobre, convient mieux. On m'a dit aussi qu'il était plus affectueux.

En plein réchauffement climatique et transformation de notre environnement naturel consécutif au manque d'eau présent et à venir, (asséchement, modification du couvert végétal) l'âne animal du désert, est parfaitement adapté morphologiquement physiologiquement et psychologiquement à ces nouvelles conditions de vie extrêmes. C'est l'animal du futur.

Et puis l'âne est beau. Il a de beaux yeux doux, une belle grosse tête, un beau pelage, de belles grandes oreilles, et un beau cœur. Nous avons besoin de cette beauté aussi pour vivre bien, mieux, longtemps.

Dans cette ferme, il y aura d'autres animaux, il y a en a déjà. Mais l' âne en sera la clé de voûte car il assurera la production vivrière, le transport des personnes et des denrées. Toutes choses difficiles à demander à un cochon, même poliment.

Et l'on oubliera surtout pas dans cette ferme productive de richesses, le temps accordé aux loisirs. On peut travailler, faire ses devoirs, avoir de bons résultats et pratiquer l'école buissonnière, tout aussi formatrice et riche d'enseignement.

Les ânes iront se balader et nous avec. En calèche, à pied, la détente et le plaisir partagé, étant profitables à tous, indispensables à l’épanouissement des uns et des autres, et donc à la réussite du projet. Des ânes heureux, heureux avec leurs humains, heureux dans leur pré, heureux sur les chemins, participeront d'autant plus volontiers à l'effort collectif.

Dans ce projet, il est important de concilier ou réconcilier efficacité et humanité en faisant appel aux ânes valides, jeunes et forts, pour le travail, et en sauvant d'autres ânes "abîmés" par les épreuves d'une vie difficile ou trop vieux pour participer aux travaux des champs. Les uns utiliseront leur force de travail, les autres apporteront leur présence apaisante, affectueuse et résiliente. Tous contribueront à leur façon et apporteront leur richesse à la ferme pédagogique. Par exemple, les ânes sont de plus en plus sollicités pour les soins thérapeutiques envers un public en difficulté ou en détresse : enfants autistes, malades, personnes âgées.

Ce pourra être le rôle des vieux ânes boiteux ou supposés inefficaces.

J'emploie le terme de ferme pédagogique, car cette ferme aura pour but de démontrer et d'enseigner, que la "rentabilité" et l'efficacité sont compatibles avec le respect de la nature, des animaux, de toute forme de vie, même «diminuée».

Cet enseignement sera destiné aux enfants et à toutes personnes désireuses de constater par elle-même les bienfaits de la bienveillance à l'égard de notre écosystème.

Pour concrétiser la théorie sur papier, il faut “acheter” les ânes. Je n'aime pas ce mot concernant des êtres vivants, mais c'est une réalité. Que ce soit les ânes valides présents dans les élevages, ou les ânes en refuge. Dans les élevages, on rémunère l'éleveur et on soutient la préservation de l'espèce ; dans les refuges, on couvre les frais des sauvetages et on aide financièrement une structure souvent bénévole qui n'enregistre pas de profits.

Il faut également investir dans l'équipement nécessaire à l'attelage, calèche, charrette, harnachement, matériel agricole adapté et surtout faire des stages d'apprentissage à la traction animale afin de mener le projet efficacement. Là aussi les stages sont payants.

L'attelage ne se pratique pas à la légère, même si c'est agréable. Ça ne s’improvise pas. Il faut assurer la sécurité et le bien-être de l'animal et la sécurité des personnes. C'est une technique qui s’acquière au cours des stages de formation. Mais ce savoir perfectible, qui se bonifie avec le temps, est transmissible. C'est donc un investissement à long terme, qui profitera à toute une communauté. 

Je fournis pour ma part les prés, les boxes, les granges, la nourriture, l'accès à l'eau, les soins aux animaux et j'engage toute ma force et ma détermination pour la réussite de l'entreprise.

Aujourd'hui, je suis en contact avec l'UMA et la société Lédanes.

L'UMA, pour Urgence Maltraitance Animale, association de bénévoles, pour accueillir Québec,( visible sur leur site).

Lédanes pour accueillir Okapi (qui sera rebaptisé Ananas). Lédanes est un élevage respectueux du bien-être animal qui produit du lait d'ânesse pour toute sorte d'usages.

Avec mes économies personnelles, j'achète les 2 premiers ânes. Okapi\ananas de l'élevage Lédanes pour mille euros et Québec, sauvé par l'UMA, pour deux cents euros. les factures présentes et à venir seront publiées afin d'être consultées par les contributeurs.

Mais ma première démarche a été de m'informer et de contacter les personnes compétentes. Je voulais m'assurer que la ferme remplissait les conditions d’accueil particulières à ce genre d'animal et garantes de son bien-être. J'ai rencontré Pierre- Olivier Dufit qui élève et soigne des ânes et pratique l'attelage de loisir grâce à son association : les ânes de Pierre-Olivier. Il participe aux festivités de toute sorte : défilés, fêtes de villages, foires, et organise randonnées, balades, pique-niques, dans le partage et la convivialité. Il m'a généreusement donné tous ses conseils d'expert, a partagé sans compter toutes ses connaissances. Il m'aide dans ma recherche et le choix des partenaires à longues oreilles. L'ambition des ânes de Pierre-Olivier n'est pas de labourer pour produire de la nourriture, mais de cultiver les relations humaines, grâce à la cohabitation heureuse et respectueuse homme-nature-animaux.

Ensuite j'ai choisi les solutions locales afin de limiter l'impact carbone de cette entreprise. Hors de question d'aller chercher un âne de l'autre côté de la France ou de le faire venir du bout du monde. J'ai cherché dans le voisinage et dans les départements limitrophes. Le Cher pour Québec, le Loiret pour Okapi\ Ananas. Et mon informateur, Pierre-Olivier, habite à 15 minutes de chez moi.(en cherchant un peu, tout se passe près de chez vous).

Aujourd'hui l'argent est nécessaire pour démarrer l'aventure, mais cet argent sera le nerf d'une guerre pacifique menée contre la pollution et l'extinction du vivant.

En contrepartie, chaque contributeur pourra participer activement aux travaux de la ferme, ou simplement venir faire une balade en calèche ou à dos d'ânes, des ballades en longe, pratiquer la câlinothérapie, ou apporter les soins aux animaux. Tout cela sans restriction et non proportionnel au montant en euros déposé sur un compte bancaire. Et pourquoi pas récolter les futures moissons engrangées grâce aux ânes.

Dans un premier temps ce compte bancaire sera le mien, pour faciliter le lancement de l'opération, avant d'évoluer vers une structure plus communautaire, de type associative.

Mais je ne veux pas mettre "la charrue avant les ânes", et je souhaite m'assurer de l'adhésion d'un public sensible au projet, même si dans un premier temps c'est une adhésion assez restrictive puisque financière. Tout le reste suivra.

Si vous ne pouvez pas participer financièrement, vous pouvez contribuer au projet en diffusant cet appel aux dons auprès de vos proches et connaissances. Je vous en remercie.

Je veux préciser que ce projet s'adresse surtout aux jeunes générations. C'est un projet de vie et un pari sur l'avenir. Ou un investissement pour un avenir meilleur. La traction animale ce n'est pas un retour en arrière,(comme au bon vieux temps). Pour faire plaisir à quelques nostalgiques. C'est tout le contraire d'une régression ou d'une punition. Il y a des solutions à l'effondrement de notre système économique et écologique, des solutions vertueuses, locales, naturelles, peu coûteuses, ne nécessitant pas de technologies avancées, compliquées, énergivores et polluantes.

C'est relativement simple à mettre en œuvre. Pour faire avancer un âne il faut de la patience, du savoir-faire, de l'amour et parfois… quelques carottes.



 


 

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