La Madonna - Film
A propos de cette cagnotte
Synopsis
Au mois d'août, la famille Pizzuti rejoint le village italien dont ils sont originaires pour la fête annuelle de la madone.
Onorina, la fille trentenaire, suit un parcours PMA et à reçu son implant la veille du départ. Elle est dans l'attente.
Dans ce village qui la connaît trop bien, Nina, son amoureuse de vacances, tient le bar.
Pourquoi cette histoire ?
Mes parents démarrent la voiture et je vois peu à peu le village s’éloigner au loin. Le soleil tape sur la vitre et mes larmes coulent. Je mets mes lunettes de soleil, mes écouteurs et je regarde par la fenêtre ce paysage s’éloigner de moi. J’ai 14 ans et c’est la fin des vacances. Je sens que j’ai grandi là-bas. J’observe un changement qui s’est opéré en moi pendant ces deux semaines. C’est immédiat.
J’ai grandi au début des années 2000 et je partais en vacances serrée dans une voiture trop petite, glacière au milieu, coffre plein à craquer. Nous nous rendions dans des espaces différents, plus religieux, plus retirés, avec des normes qui différaient de nos habitudes. Nous arrivons avec nos problèmes et nos croyances et tentons de les mettre de côté pendant ce court laps de temps.
Les vacances d’été ont cette qualité particulière : elles nous font grandir dans un temps suspendu.
C’est là que se situe le film.
Mon personnage principal, Onorina, a tout juste 30 ans, elle veut un enfant seule dans un monde moderne qui le lui permet. Elle s’inspire de mes questionnements personnels ; suis-je obligée d’avoir un enfant avec quelqu’un d’autre ?
Onorina retourne donc, avec sa famille, dans un lieu, Settefrati, son village d’origine, qui rompt avec ses valeurs actuelles et ce qu’elle est. Son choix se confronte en effet à un village où le corps des femmes appartient à quelque chose plus grand qu’elles ; la madone de la fertilité.
Dans ce village qui la connaît trop bien, il y a aussi Nina, une ancienne histoire entre elles, sans nom, que le village a toujours regardée de travers.
C’est ce tiraillement entre plusieurs mondes que je veux travailler ; la confrontation entre un monde religieux et un monde moderne et la rupture entre les habitudes d'enfance dans un lieu de vacances et les préoccupations d’une jeune adulte.
Ce film est un conte qui n’est pas pour les enfants.
Un conte ? Settefrati met en scène des traditions orales, des histoires qui circulent de bouche à oreille dans le village ainsi qu’un merveilleux accepté par les plus religieux.
Le film oscille également entre plusieurs morales : les personnages cherchent à expliquer les grossesses miraculeuses par la foi ou l’adultère. Chacun y va avec son avis et tente d’expliquer ce qui créer le monde ; la naissance.
Tout le village est tourné vers un événement : la procession de la Madone de la fertilité, c’est ainsi à une micro échelle, une civilisation qui baigne dans ce qui a de plus beau : la création de l’humanité.
L’environnement religieux, le “background”, sonne plutôt social. “La putain de Madone” est aussi après qui l’on jure quand on est contrarié. Elle s'immisce presque imperceptiblement dans le caractère et les répliques même des personnages.
Mais avant tout, à Settefrati, c’est l’été. Le décor est traversé par des rayons de soleil qui se reflètent sur les vitres de la voiture, qui tapent dans l’eau, dans les rideaux de la maison, dans la poussière qui vole, dans l’herbe fraîche (teintes jaunes, blanches et orangées). Nous travaillerons à partir de la lumière naturelle.
Nous nous inspirons également des films d’Alice Rohrwacher, en particulier Corpo Celeste pour le réalisme rural et l’atmosphère religieuse.
J’aimerais filmer le corps de celle qui tente d’avoir un enfant seule, Onorina, sans faire détour, comme dans l'Événement d’Audrey Diwan. La femme prend soin de son corps, a mal, souffre, se regarde. Le corps n’est pas un tabou pour la famille Pizzuti, il existe, il est là ; il vit.
Le son jouera un rôle majeur : les cigales, le bruit du vent dans les feuilles, le son des cloches de l’église et le mélange des langues (italien et français). Les musiques italiennes seront réalisées par Alexandre Mitri avec qui j’ai déjà partagé des projets. Nous nous inspirerons de chansons populaires telles que Rumore de Raffaela Carrà et Gloria d’Umberto Tozzi.
En ce qui concerne le montage, je voudrais m’appuyer sur Lemon tree de Rachel Walden pour créer un début de vacances joyeux et énergique, les Pizzuti voyagent avec le sourire aux lèvres.
Ainsi, à travers ce conte pour adultes, j'aimerais questionner ce que les vacances d’été, moments et espaces temporellement suspendus, laissent et remuent en nous ?

Vos contributions serviront directement à financer :
Les dépenses liés au tournage :
Les frais de transport, l'hébergement et les repas sur place.
Le matériel de tournage :
La location du matériel, pour l'image, la prise de son, la lumière, le décor, les costumes et tout l'équipement technique lié.
La post-production :
Le montage image, son, l'étalonnage et le mixage. Une étape crucial de la création du film.
Faire vivre le film :
Notre ambition est de faire voyager le film au-delà du tournage. Les sommes récoltées participeront aux frais liés à son inscription en festival, à l'organisation de projections et à sa diffusion.
Chaque participation contribue concrètement à la naissance de ce film. Et si vous ne pouvez pas nous soutenir financièrement, relayer cette campagne auprès de votre entourage est déjà une aide précieuse.
Merci de croire en ce projet et de nous accompagner jusqu'à sa rencontre avec les spectateurs !
Maëliss et Saffron
Ici, vous pouvez apporter votre contribution à la cagnotte en cliquant sur "Je Participe" :
- Les participations sont libres.
- Le site est entièrement sécurisé.
Vous pourrez à l’issue de votre don laisser un message texte ou vidéo qui pourra être partagé au bénéficiaire de la cagnotte.
Merci à tous.