cagnotte autre

18 mois de prison avec ma femme.

Date de création, 20/02/2026
Karim Akram
80 € récolté

A propos de cette cagnotte

Louange à Allah qui sera le Juge parfait le Jour des comptes, Celui devant qui aucune injustice ne restera sans réparation et auprès de qui chaque opprimé retrouvera pleinement son droit.

C'est avec contrecoeur je publie mon message que j’avais à peine publié il y a presque un an et supprimé peu de temps après.

Je suis le gérant d’Athariya Kids et de Dar el Athariya (DVD de savants traduits en français et en anglais).

https://web.facebook.com/athariyajeunesse

Voici un bref résumé :

Nous avons été en prison avec mon épouse, après avoir été condamnés injustement tous les deux à 18 mois de prison ferme, malgré toutes les preuves authentiques qui ont démontré notre innocence.

Je suis sorti de prison avec, en “cadeau”, un traumatisme crânien, et près de 40 points de suture et après avoir passé 4 jours dans le coma avec pronostic vital engagé.

Avec mon épouse, nous avons été placés en mandat de dépôt pendant six jours avant le « jugement ».

J’ai la boîte crânienne déformée. Je dois subir une opération afin de retrouver une certaine stabilité et sécurité au niveau de ma boîte crânienne.

Voici quelques photos : https://public.joomeo.com/albums/6998a6375f91d

Scanner après la sortie de prison : https://public.joomeo.com/albums/6998a54e71045

(Pour le moment j'en suis à 9 scanner et 3 IRM).

À ce jour et à cause de cela j’ai encore des problèmes de santé et divers problèmes.

L’histoire vous choquera certainement, comme beaucoup, mais elle est pourtant bien réelle.

Je prends Allah à témoin que tout ce que j’écris n’est que la stricte vérité.

Jusqu’à présent, je n’avais pas expliqué les raisons de cette énorme injustice.

Afin de couper court : cela ne concerne absolument pas — et de très loin — la drogue, l’argent, le viol, le terrorisme, la fraude, l’arnaque, l’escroquerie, l’association de malfaiteurs, l’homicide, les violences

Ou encore le port d’arme, la prostitution, le vol, l’agression, la bagarre, les menaces ou menaces de mort, les attouchements ou agressions sexuelles, le faux et usage de faux, etc.

La seule et unique raison concerne la nationalité de mon épouse. On lui a refusé qu’elle quitte le pays uniquement à cause de ses origines. 

Puis après le dépassement de son visa, ils l’ont condamnée à 18 mois de prison ferme pour résidence illégale et moi, j’ai été inculpé pour être un passeur de clandestin également pour 18 mois.

Oui, vous avez très bien lu : On lui a refusé qu’elle quitte le pays à cause de ses origines. C’est la cause de cette énorme injustice et de notre condamnation à de la prison ferme.

Sachant qu’à ce moment-là, il lui restait trois semaines avant l’expiration de son visa, donc encore dans les délais.

Elle n’avait aucune poursuite judiciaire, aucune plainte, aucune condamnation, aucun avis de recherche, ni aucun antécédent judiciaire l’empêchant de quitter le pays. Et cela dans tous les pays.

Oui, je comprends votre étonnement… Comme nos proches et amis. Ils n’arrivent pas à y croire. 

Et même nous, lorsque nous avons été condamnés en première instance puis en cassation, nous n’arrivions pas à y croire.

Pourtant, c’est bien réel. C’est exactement ce qui s’est passé.

Au tribunal, face aux juges, nous n’avons eu presque aucun temps de parole et de défense (2 minutes chrono).

Clairement, nous avons été condamnés avant même d’être réellement jugés.

Nous pouvions pourtant fournir toutes les preuves montrant que mon épouse et moi étions à la frontière pour quitter le pays :

– Le cachet sur mon passeport prouvant que j’étais avec mon épouse à la frontière trois semaines avant l’expiration de son visa.

– Les listings téléphoniques confirmant notre présence à la frontière à cette date.

– Les caméras de surveillance.

– Un billet de sortie de la douane à nos deux noms.

– Une photo souvenir sur le téléphone de mon épouse.

– Nos deux témoignages concordants sur le procès-verbal.

Rien de tout cela ne les intéressaient. La seule chose qui voulais, c’était de nous condamner à de la prison ferme.

Tous nos avocats ont été choqués par cette injustice et ont crié au scandale.

À la suite des conséquences catastrophiques d’une première opération en prison, cela à fragilisé mon système nerveux, j’ai dû être transféré en toute urgence pour un traumatisme crânien il y a quelques mois pour une nouvelle opération de la boîte crânienne, avec de nouveau mon pronostic vital engagé. 

J’ai eu plus de quarante points de suture et développé un important strabisme paralytique aux deux yeux, qui m’empêche de voir clairement.

Il y a quelques jours, j’ai subi une opération des yeux pour tenter de retrouver une vision normale. 

Je suis actuellement en phase de rééducation. Si cela échoue, une autre opération est prévue — mais je risque de perdre un œil. 

Et même dans le meilleur des cas, si l’opération réussit, mes deux yeux resteront bloqués définitivement vers l’avant : je ne pourrai plus regarder ni à droite, ni à gauche, ni vers le haut ou le bas — seulement tout droit.

Voici quelques photos : ATTENTION, photos choquantes : https://public.joomeo.com/albums/6998a2ece6b20

Salle de réveil, avec pronostic vital engagé : https://public.joomeo.com/albums/6998a377ce03d

Si j’étais en France (pays où je suis né et où j’ai grandi), non seulement nous n’aurions jamais été jugés pour cela, mais encore moins jamais condamnés à de la prison.

En expliquant de quel pays il s’agit, je risque certainement une nouvelle condamnation pour atteinte à la sureté de l'état ou je ne sais quelle raison… 

Et avec en bonus si je me trouve dans un autre pays, une demande à Interpol avec une alerte internationale lancée par ce pays pour me localiser et m’arrêter en vue de mon extradition, ou… (comprendra qui voudra).

Nous avons eu trois chefs d’inculpation. Pour l’un d’eux, nous risquions la perpétuité.

Pour ma part j’ai appris les trois chefs d’inculpation tout juste avant l’audience au tribunal. Mon épouse, elle, n’était même pas au courant de celui pour lequel nous encourions la perpétuité. 

Comme moi, elle n’a découvert très peu de temps avant l’audience les deux autres chefs d’inculpation (sauf celui où nous risquions la perpétuité et ne le savait pas).

Après enquête, nous avons été relaxés pour le chef d’accusation ou nous risquions la perpétuité.

Mais j’ai vécu près de dix mois avec cette menace : matin, midi et soir. Je vous laisse imaginer le stress et ses effets. Avec des larmes 2 à 3 fois par jour pendant près de 12 mois et souvent des pensées suicidaires… Allah al mousta3ane.

Mon épouse ignorait totalement ce dossier, mais elle aussi pleurait très souvent et avait aussi des idées suicidaires.

Nous avons été déférés au tribunal près de cinq fois menottés (elle comme moi), parfois devant, parfois dans le dos, parfois extrêmement serrés au point de provoquer de fortes douleurs.

J’ai été transféré dans six prisons différentes, mon épouse dans quatre différentes des miennes.

Pendant toute notre détention, j’ai eu très peu de nouvelles d’elle, sauf par les avocats.

Elle a été fouillée plusieurs fois toute nue dans la cour de la prison et dans différentes prisons avec d’autres femmes.

J’écris ces lignes avec des larmes aux yeux et à contrecoeur…

Et ce n’est pas fini.

Nous devons prochainement passer au tribunal pour un dossier de contrebande.

Pourquoi ?

Parce que nous n’avions pas les factures du matériel d’occasion au moment de notre arrestation : téléphones, nos pc, disques durs, deux petites GoPro dont une HS..., pour une valeur totale d’environ 2 000 €.

Le procureur a requis :

– 10 ans de prison ferme pour chacun de nous,
– 125 000 € d’amende,
– La saisie du véhicule d’un ami (21 000 €).
– Et de tout notre matériel informatique qui représente plus de 20 ans de travail.

Pourtant, lors de la perquisition, des factures ont été retrouvées dans nos affaires… !!!

Ayant des problèmes d’hypertension, on m’interdisait l’accès aux spécialistes : uniquement un médecin généraliste tout juste diplômé.

Concernant mon incarcération avec mon épouse : j'avais interdiction totale de communiquer avec elle, même par courrier ou parloir. 

Alors que, par exemple, une personne de confession chrétienne avec qui je m’entendais très bien, qui avait été condamnée avec son épouse à 10 ans de prison pour trafic de cocaïne, avait le droit de voir son épouse 2 à 3 fois par semaine.

J’ai été libéré trois mois avant mon épouse pour raison médicale (quatre jours dans le coma plus le crâne déformé).

Plus tard, le jour de sa libération, je suis allé à 500 km lui apporter affaires, livres et roses.

Ils ont refusé que je lui remette les affaires, les livres et les roses. Me voyant en larmes, l’un des responsables a finalement accepté les roses (à contrecœur) mais a refusé de lui donner les affaires et les livres.

J’ai pu lui parler 3 à 5 minutes maximum.

Ensuite, j’ai attendu près de 10 jours pour sa libération définitive et expulsion et avec l’interdiction d’entré sur le territoire pour cinq ans.

J’avais également l’interdiction d’échanger du courrier avec mes enfants, frères ou sœurs et parents.

J’ai envoyé plus de 20 lettres à ma femme et plus de 20 lettres à ma famille : ils n’en ont reçu aucune et moi aussi aucune.

Je ne parle même pas de l’état de mes parents, enfants, frères, sœurs, beaux-parents… tous en larmes.

Ce que je raconte ici représente même pas 10 % de ce que nous avons vécu. 

Si je rentrais dans les détails, vous seriez encore plus choqué par la façon dont nous avons été traités et malmenés.

Un de mes enfants fait encore des cauchemars. Il s’isole à l’école. Il a consulté une psychologue.

La prison a laissé un traumatisme profond à mon épouse et moi. Encore aujourd’hui, nous avons du mal à nous en remettre.

J’ai perdu 17 kg en quelques mois. Nous avons le droit à une douche par semaine.

On dormait souvent par terre ou sur un matelas au sol — parfois à deux dessus — que même une décharge refuserait de prendre. Et parfois sans aucun matelas.

Dans le meilleur des cas, je mangeais une fois par jour. 

La lumière restait allumée 24h/24 et 7j/7 dans la salle. 

Nous étions en moyenne trente, parfois cinquante, dans le même espace.

Pendant toute ma détention, j’ai eu droit à un seul appel téléphonique. 

Mon épouse, aucun, malgré nos nombreuses demandes. Alors qu’elle avait droit à deux appels téléphoniques par mois.

Quant à moi, ma famille venait me rendre visite en moyenne toutes les trois semaines. Mon épouse, elle, n’a reçu aucune visite, car sa famille craignait une autre injustice — pourtant, elle en avait le droit.

Nous avons été emprisonnés injustement, mon épouse et moi. Nous avons traversé de profondes dépressions (surtout moi).

Quand nous étions en pleurs, des prisonniers venaient nous réconforter, mais ils avaient du mal à comprendre pourquoi nous étions là. 

Certains pensaient même que mon épouse et moi étions des « taupes » envoyées pour les espionner. Mais lorsqu’ils ont pu, grâce à leurs contacts dans la prison, consulter les chefs d’accusation portés contre nous, ils ont été eux-mêmes révoltés.

Toute l’administration pénitentiaire des établissements où nous avons été enfermés (six prisons différentes pour moi et quatre pour mon épouse) était choquée de voir pour quelle raison nous avions été incarcérés. 

Je ne peux pas en dire davantage, car je risque peut-être une nouvelle peine de prison simplement pour cela.

Au-delà de cette épreuve, certains « frères » ont propagé — et continuent encore aujourd’hui à propager — de fausses informations et de graves accusations à mon égard et à celui de mon épouse. 

Certains ont prétendu que j’avais été arrêté avec 400 000 € en liquide dissimulés dans ma voiture ; d’autres que j’étais avec une prostituée ; d’autres encore que j’étais impliqué dans le trafic de clandestins ou dans des escroqueries...

Ce qui fait également très mal au cœur, c’est l’absence totale de solidarité de la part de la majorité des « frères » que je connaissais — à l’exception de trois d’entre eux. 

Certains soi-disant « frères fillah » ou « amis », habitant à quelques minutes de chez moi, n’ont même pas pris la peine de rendre visite à mes enfants ni de m’écrire une lettre de soutien.

Même après ma sortie de prison, silence total de la part de 95% de ces soi-disant « frères » ou « amis ». Certains, par peur de représailles, ont même coupé tout contact avec moi. Mais, entre nous, je n’ai rien perdu — bien au contraire.

Aujourd’hui, je suis aussi également dans une situation financière catastrophique :

– plus de 300 000 € perdus,
– 85 000 € de dettes.

Des personnes à qui je dois de l'argent me menacent de plus en plus de porter plainte contre moi si je ne les rembourse pas.

Moi qui ai toujours été entrepreneur, qui n’ai jamais demandé d’aide… aujourd’hui j’ai les deux genoux à terre. Kheir inchaAllah.

Par ailleurs, près de 50 000 € nous sont dus par diverses librairies et personnes, sans réponse.

 Comment nous aider ?

– En partageant ce message.

– Par votre Zakât ou Zakât al-Maal selon vos moyens.

Vos invocations restent égamenet le plus important pour nous.

Phase 1 : Produire livres et dessins animés pour autofinancer nos dettes.

Phase 2 : Remboursement progressif des dettes.

Barak Allah oufikoum pour votre aide et vos invocations.

Le Prophète ﷺ a dit :

« L’aumône éteint les péchés comme l’eau éteint le feu. »
Et :
« Les œuvres les plus aimées par Allah sont : rendre un musulman joyeux, le soulager d’une peine, combler sa faim ou lui régler une dette. »

Qu’Allah vous récompense.

Même sans aide financière, partagez au maximum.

Qu’Allah accepte nos actes et nous pardonne nos fautes.

Je remercie sincèrement ceux qui nous ont soutenus pendant et après cette épreuve, notamment mon frèro Kamel qui a parcouru près de 9 000 km pour gérer mes activités pendant mon incarcération.

On reconnaît les vrais Hommes dans les moments difficiles.

Pour finir, Al hamdulillah, le jour des comptes on prendra notre droit sans aucun doute.

Voilà quelques Hadiths du Messager d’Allâh صلى الله عليه وسلم :

"…Et crains l’invocation de l’opprimé, car il n’y a pas de voile entre elle et Allâh."

Et dans un autre Hadith le Messager d’Allâh صلى الله عليه وسلم a dit :

" Craignez d’être injustes car l’injustice se traduira le jour de la résurrection en ténèbres ".

La Chari'a mentionne également que les injustices seront réparées le Jour de la Résurrection :

Par exemple cela consistera à châtier l’oppresseur et à permettre à l’opprimé de se venger de lui. Le Prophète صلى الله عليه وسلم a dit :

« Certainement chacun récupérera ses droits le jour de la résurrection au point que la brebis sans cornes obtiendra réparation de la brebis cornue. » (Mouslim).

Qu’Allah les préserve et leur accorde le Jannah. Amine.

Athariya Kids.

Le 20/02/2026.

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