cagnotte solidarité

Risque de prison, avocat indispensable

Date de création, 17/09/2026
Qui organise? Nathalie Boet
812 € sur 2 400 €
Fin il y a 4 semaines
0€ 2 400 €

A propos de cette cagnotte

Chers amis, chers abonnés,

C’est confirmé. Dans sept jours, le 24 septembre, à Paris, j’aurai droit à une garde à vue, voire une comparution immédiate.

Pourquoi ? Parce que le procureur de Chartres, également président de la Conférence nationale des procureurs de la République (CNPR), a contacté le procureur de Paris pour se plaindre de mes articles et mon journal judiciaire. Grâce à cette CNPR - sorte de loge « apolitique » destinée à s’entraider entre magistrats - il exerce son droit. 

Je suis seule face à l’institution, procureurs, juges, policiers… Ce n’est pas une audition libre. Le magistrat ne m’attaque pas en diffamation, il se prétend victime d’un harcèlement de ma part. 

Publier des articles d’information ou d’investigation constitue en principe l’exercice normal de la liberté d’informer, protégée par l’article 10 de la Convention européenne des droits de l’homme et par le droit français. On ne saurait porter atteinte à ce droit en démocratie.

Ces dérives, les abus de pouvoir, la violence judiciaire, le mépris, c’est la réponse que la justice nous donne alors que nous la finançons. Dans mon cas, cette procédure onéreuse initiée par un fonctionnaire de la République est possible grâce à nos impôts. Moi je n’ai pas les moyens de l’État. 

Qui suis-je ? Une mère. Une rédactrice photographe. Une femme du peuple issue de la banlieue Nord de Marseille adoptée par Paris. Jeunesse rock&roll, âge mûr assagi. J’ai obtenu ma carte de presse en 1999 et depuis toujours je me bats pour la liberté d’expression en alertant souvent sur les dérives de la justice. 

La justice est emprisonnée par ceux qui veulent nous en priver et nous plonger dans une servitude plus ou moins volontaire. Parmi ces femmes et ces hommes, il y a ce procureur, que des journalistes et des députés ont qualifié de « pervers, narcissique, hystérique, qui fait peur, qui doit être jugé, qui confond émotion et trace sur la vulve d’une enfant » (je cite). 

Cet homme se comporte avec moi, avec nous, en oppresseur. D’où cette convocation. Le message de l’institution est clair : souffrez en silence. J’ai parlé, pour moi, pour nous, la menace de la prison a été brandie. C’est systémique. 

Je ne prétends pas incarner une cause mais je refuse d’aller en prison pour mes idées et ma volonté d’un monde plus juste.

Jacqueline Sauvage a porté le combat des femmes battues. Sophie Abida celui des mères dépossédées, privées de leurs enfants illégalement. En prison ! À l’isolement pour Sophie. Moi, je risque la prison pour l’avoir dit, écrit, dénoncé.

Nous ne voulons plus que des hommes (et 72% de femmes) puissent jouir du pouvoir de vie ou de mort sans contrôle.


J’ai contacté un avocat pénaliste parisien reconnu pour sa défense engagée des libertés fondamentales, des militants et des victimes de répression policière et judiciaire. 

Sa « défense technique et politique sans concession » et ses critiques des « violences judiciaires » en font un glaive possible face à l’épée de Damoclès que représente actuellement le procureur de Chartres, patron des procureurs de France pour de nombreuses victimes. Le parquet est CONTRE nous. Partout.

 

Je ne peux pas pas en l’état m’offrir les services de cet avocat. Je relance donc une cagnotte. Afin d’éviter la prison. Pour des mots.

Ici, vous pouvez apporter votre contribution à la cagnotte en cliquant sur "Je Participe" :

  • Les participations sont libres.
  • Le site est entièrement sécurisé.

Vous pourrez à l’issue de votre don laisser un message texte ou vidéo qui pourra être partagé au bénéficiaire de la cagnotte.

Merci à tous.

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