UNE PINCÉE DE SUCRE
A propos de cette cagnotte
Je m’appelle Diana, ma fille qui va avoir deux ans s'appelle Aïsha et mon conjoint, on l'appelle Simo et cela fait bientôt 2 ans qu'on est sorti de la rue.
Je vis sous curatelle renforcée depuis plusieurs mois.
On me dit que cette mesure est là pour me protéger.
Mais la vérité, c’est qu’elle m’empêche de vivre.
Je survis, jour après jour.
Nous sommes une famille : mon conjoint, ma petite princesse et moi.
Nous habitons dans un ancien garage transformé en logement.
Il y a une seule fenêtre, et elle est condamnée.
Récemment, celle qui est juste à côté de mon lit s’est cassée.
Je dors avec le vent et le froid qui rentrent.
Il n’y a pas d’espace, pas de lumière, pas de vraie vie dedans.
À cause de mon handicap reconnu (j’ai l’AAH), je fatigue beaucoup plus vite que les autres.
Les gestes du quotidien me coûtent le double, le triple d’énergie.
Je dois me reposer souvent, je ne peux pas courir après ma fille comme je le voudrais.
Mon conjoint ne me quitte presque jamais.
Pas parce qu’il ne me fait pas confiance, mais parce qu’il a peur qu’il m’arrive quelque chose quand je suis seule.
Il reste pour me protéger, pour me porter quand je n’en peux plus.
C’est beau, mais c’est aussi une prison pour lui.
Ma petite princesse mérite mieux.
Elle a le droit de grandir avec un jardin où elle peut courir, crier, jouer sans se cogner contre des murs.
Elle mérite de voir le soleil entrer par de vraies fenêtres, de ramasser des fleurs, de faire des cabanes.
Pour l’instant, elle n’a que quatre murs sombres et un garage froid.
Nous devons déménager à Troyes.
C’est vital pour moi : là-bas, nous serons proches des transports, des commerces, des services médicaux.
Je pourrai sortir un peu plus facilement, même quand je fatigue.
Nous serons moins isolés.
Ma fille pourra aller à l’école à pied, voir des copains, vivre comme les autres enfants.
Mais avec la curatelle renforcée, je n’ai que 150 € par semaine pour vivre à trois.
Mes revenus (AAH + PAJE) tournent autour de 1 300 € par mois, mais je n’en vois presque rien.
Ma curatrice gère tout, et après les charges fixes, il reste trop peu.
Un chariot de courses coûte déjà 100 € ou plus.
Après un petit imprévu (un crédit de 40 €, une facture), je suis à zéro.
Je ne peux pas avoir de carte bancaire normale, je ne peux pas sortir en famille, je reste bloquée à la maison pendant qu’eux partent.
Chaque soir, je pleure en silence.
Ce n’est pas vivre.
C’est survivre.
Et ma fille ne mérite pas de grandir dans un endroit où sa maman pleure tous les soirs, où son papa a peur de la laisser seule, où il n’y a ni jardin, ni lumière, ni espace pour rêver.
Nous voulons juste une petite maison simple, accessible, avec un bout de jardin.
Un endroit où je pourrai respirer, où ma fatigue sera moins lourde, où ma fille pourra grandir heureuse.
Un endroit où nous serons enfin une vraie famille, pas des gens qui survivent dans un garage.
Si ce texte te parle, si tu ressens la même injustice, aide-nous.
Un don, même petit, nous rapproche de ce rêve.
Merci du fond du cœur.
Diana, sa petite princesse et son conjoint qui ne lâche jamais.
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