Parole Sûre
Un remerciement personnel et l’accès aux actualités du projet. Chaque participation compte et contribue à faire connaître Parole Sûre.
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Votre prénom figurera, si vous le souhaitez, sur la page numérique des premiers soutiens du projet.
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« Une personne me confie des violences sexuelles : comment réagir ? »
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Vous serez invité à une rencontre collective en visioconférence avec moi, au cours de laquelle je présenterai mon parcours, la naissance du projet et les premières actions prévues.
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Vous recevrez le kit numérique complet et votre nom figurera, avec votre accord, parmi les membres fondateurs de Parole Sûre sur le site internet.
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Vous contribuerez directement au financement d’une intervention de sensibilisation à tarif réduit auprès d’une association ou d’une structure disposant de peu de moyens. Vous recevrez : le kit numérique complet ; une invitation au lancement ; un compte rendu anonymisé de l’action financée.
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Vous participerez au financement d’une intervention pilote sur les violences sexuelles, le consentement ou l’accueil de la parole. Pour une entreprise ou une association, le nom ou le logo de la structure pourra apparaître sur la page des partenaires, après vérification de sa compatibilité avec les valeurs du projet.
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La structure partenaire bénéficiera : d’une conférence ou d’un atelier de sensibilisation ; d’un kit numérique professionnel ; d’un échange préparatoire sur ses besoins ; d’une mention comme partenaire fondateur du projet, si elle le souhaite.
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Cette contrepartie s’adresse principalement aux organisations. Elle comprendra : un état des lieux des besoins de prévention ; une demi-journée de sensibilisation ; des affiches et fiches réflexes personnalisables ; des recommandations pour améliorer le parcours de signalement ; un échange de suivi après l’intervention. Cette prestation devra être clairement présentée comme une démarche de sensibilisation et de prévention, et non comme un audit juridique ou une enquête interne.
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A propos de cette cagnotte
Transformer mon histoire en outils de prévention contre les violences sexuelles
Je m’appelle Byron Pille, j’ai 25 ans et je vis à Lens.
Depuis plusieurs mois, mon visage et mon histoire ont été diffusés dans plusieurs médias nationaux, notamment sur France Info, France 2 et BFM TV. J’ai accepté de témoigner publiquement à propos du viol que j’ai dénoncé en 2023, dans le cadre d’une affaire qui fait aujourd’hui l’objet d’une procédure judiciaire.
Prendre la parole à la télévision n’a pas été une recherche de visibilité. C’était une manière de reprendre possession de mon histoire, de faire entendre la réalité des victimes et de rappeler que derrière chaque dossier judiciaire, il existe une personne qui doit continuer à vivre, travailler, aimer, dormir et essayer de se reconstruire.
Mais mon histoire avec les violences sexuelles n’a malheureusement pas commencé en 2023.
J’ai été placé à l’Aide sociale à l’enfance dès l’âge de quatre ans et j’ai grandi pendant de nombreuses années au sein de foyers et de structures de placement. Durant mon adolescence, alors que j’étais censé être protégé par une institution, j’ai également subi des violences sexuelles.
J’ai connu le silence, la peur, la honte, la difficulté à comprendre ce qui m’arrivait, le sentiment de ne pas savoir à qui parler et la crainte de ne pas être cru.
Plus tard, en 2023, j’ai de nouveau été confronté à un viol. Cette fois, j’ai déposé plainte dès le lendemain. Pourtant, même lorsqu’une victime parle rapidement, le parcours qui suit reste extrêmement difficile : les auditions, la répétition des faits, l’attente, les doutes, la peur de mal raconter, la crainte de se contredire, les souvenirs à la fois précis et flous, puis les conséquences sur la santé, la vie sociale, le travail et les relations personnelles.
Au fil de mon parcours, j’ai compris que beaucoup de personnes veulent aider, mais ne savent pas toujours comment réagir.
Certaines posent trop de questions. D’autres cherchent immédiatement des incohérences. Certaines minimisent, changent de sujet ou demandent à la victime pourquoi elle n’est pas partie, pourquoi elle n’a pas crié, pourquoi elle n’a pas parlé plus tôt ou pourquoi elle a continué à fréquenter la personne mise en cause.
Ces réactions peuvent enfermer encore davantage une victime dans le silence.
Aujourd’hui, je veux transformer ce que j’ai vécu en quelque chose d’utile.
Mon projetJe souhaite créer une micro-entreprise spécialisée dans la prévention des violences sexuelles, du harcèlement sexuel, des agressions sexuelles et du viol.
Le projet s’adressera principalement aux structures qui accueillent, accompagnent, emploient ou protègent du public :
- foyers et structures de protection de l’enfance ;
- associations ;
- centres sociaux ;
- établissements scolaires et organismes de formation ;
- entreprises ;
- collectivités ;
- lieux culturels et événementiels ;
- bars, festivals et associations organisant des événements ;
- professionnels du social et du médico-social.
L’objectif ne sera pas simplement de raconter mon histoire.
Mon vécu sera le point de départ d’un véritable travail de prévention, de formation et de création d’outils pratiques.
Je souhaite notamment proposer :
- des conférences sur les violences sexuelles et le parcours des victimes ;
- des formations pour apprendre à accueillir une révélation sans aggraver la situation ;
- des interventions sur le consentement, le harcèlement sexuel, l’emprise et les rapports de pouvoir ;
- des modules spécifiques pour les foyers et structures accueillant des jeunes placés ;
- des outils permettant aux professionnels de savoir quoi dire, quoi écrire et vers qui orienter une victime ;
- des chartes et protocoles de prévention pour les associations, entreprises et événements ;
- des supports pédagogiques, affiches, livrets, vidéos et podcasts ;
- des actions autour des violences sexuelles subies par les garçons et les hommes, encore trop souvent invisibilisées.
Les violences sexuelles ne commencent pas toujours par un acte immédiatement identifié comme un crime.
Elles peuvent commencer par des remarques, des messages insistants, des gestes imposés, une sexualisation permanente, une pression, un abus d’autorité, une emprise ou l’exploitation de la vulnérabilité d’une personne.
Dans un foyer, une entreprise, une association ou un événement, les victimes peuvent hésiter à parler parce qu’elles dépendent de la structure, craignent des représailles ou ont peur de bouleverser leur quotidien.
Il faut donc agir avant, pendant et après une révélation.
Prévenir, ce n’est pas uniquement afficher un numéro de téléphone sur un mur. C’est former les adultes, désigner des référents, créer des procédures compréhensibles, protéger la personne qui parle et éviter que l’institution ne pense d’abord à se protéger elle-même.
Pourquoi moiJe ne prétends pas être psychologue, médecin ou avocat.
Je ne souhaite pas remplacer les professionnels et associations qui accompagnent déjà les victimes.
Mon expertise est différente : elle vient de l’expérience vécue.
J’ai connu les violences sexuelles en étant mineur et placé en foyer. J’ai également connu, devenu adulte, le dépôt de plainte, les auditions, l’attente judiciaire, l’exposition médiatique et les réactions parfois violentes sur les réseaux sociaux.
J’ai vécu ce que certaines institutions étudient uniquement à travers des dossiers, des statistiques ou des formations théoriques.
Je souhaite aujourd’hui associer cette expérience à des formations sérieuses, à l’intervention de professionnels qualifiés et à un cadre de travail rigoureux.
Le but est de créer un projet responsable, utile et durable, qui ne repose pas uniquement sur mon témoignage personnel.
À quoi servira votre participation ?L’objectif de cette campagne est fixé à 10 000 euros.
Cette somme me permettra de lancer le projet dans de bonnes conditions et de financer :
- des formations spécialisées sur les violences sexuelles, le psychotraumatisme et l’accueil de la parole ;
- l’accompagnement de professionnels pour vérifier et sécuriser mes contenus ;
- la création d’un site internet professionnel ;
- un ordinateur et du matériel permettant de créer des vidéos, des podcasts et des supports pédagogiques ;
- l’impression des premiers livrets, affiches et kits de prévention ;
- une assurance professionnelle ;
- les déplacements pour les premières interventions ;
- la création d’une identité visuelle et d’outils de communication ;
- une trésorerie de départ permettant de proposer des interventions pilotes.
Une partie de la somme permettra également de financer des interventions gratuites ou à prix réduit auprès de petites associations et de structures qui ne disposent pas de budgets suffisants.
Ce que votre soutien financera réellementVotre participation ne financera pas seulement une personne qui raconte son histoire.
Elle financera :
- des professionnels mieux préparés face à une révélation ;
- des équipes capables de repérer des situations inquiétantes ;
- des jeunes mieux informés sur le consentement ;
- des structures qui sauront comment réagir sans culpabiliser la victime ;
- des outils accessibles permettant de prévenir plutôt que de réparer trop tard ;
- une parole issue du vécu transformée en action concrète.
Mon objectif est qu’un jour, une victime puisse parler à un adulte, un éducateur, un responsable ou un collègue et entendre une réponse qui ne la fasse pas regretter d’avoir parlé.
Une communication responsableLa procédure concernant les faits dénoncés en 2023 étant toujours en cours, je respecterai naturellement le cadre judiciaire, la présomption d’innocence, la confidentialité des autres victimes et le secret des informations auxquelles le public ne doit pas avoir accès.
Le projet ne servira jamais à publier des éléments confidentiels du dossier ou à exposer d’autres personnes.
Il sera centré sur mon vécu, sur les conséquences des violences sexuelles et sur les moyens concrets d’améliorer la prévention et l’accueil de la parole.
Comment m’aider ?Vous pouvez soutenir ce projet de plusieurs manières :
- en participant financièrement à cette campagne ;
- en partageant la cagnotte autour de vous ;
- en parlant du projet à une association, une entreprise, une collectivité ou un établissement ;
- en proposant un partenariat ou une première intervention ;
- en faisant connaître cette initiative aux professionnels de la protection de l’enfance et de la prévention.
Même une petite participation peut avoir un impact.
Pendant longtemps, j’ai subi le silence. Puis j’ai dû apprendre à parler, à déposer plainte, à raconter et à affronter le regard des autres.
Aujourd’hui, je veux faire de cette parole un outil de prévention.
Je ne pourrai pas changer ce que j’ai vécu. Mais avec votre soutien, je peux peut-être contribuer à changer la manière dont les prochaines victimes seront entendues, protégées et accompagnées.
Merci à toutes les personnes qui prendront le temps de lire, de partager ou de soutenir ce projet.
Byron Pille
Ici, vous pouvez apporter votre contribution à la cagnotte en cliquant sur "Je Participe" :
- Les participations sont libres.
- Le site est entièrement sécurisé.
Vous pourrez à l’issue de votre don laisser un message texte ou vidéo qui pourra être partagé au bénéficiaire de la cagnotte.
Merci à tous.