Étudiants : nous voulons être entendu pas mit en danger, pas besoin de blocus pour parler.
Signataires
Prochain objectif
A propos de cette pétition

Depuis le 29 septembre 2026, des mouvements de mobilisation nationale prennent vie, portés par des professeurs, personnel des établissement, universitaires et lycéens. Tous sont réunis par un objectif commun : construire un avenir solide et brillant.
Aujourd’hui, les conditions d’études dans les établissement scolaires entravent l’apprentissage des étudiants et nuisent au travail des professeurs. Des mouvements de protestation désorganisés se mettent en place, des violences se manifestent et de lourdes dégradations pèsent sur un système éducatif déjà fragile. Ces mouvements résultent en une jeunesse motivée qui se sent ignorée, des profs face aux mêmes problématiques et du personnel impuissants face à l’escalade des blocus.
Ce vendredi matin, près de 400 établissements seront forcés de ne pas ouvrir leurs portes. Entre dégradations matérielles, physiques et morales, nous voulons dire stop à la violence et faire entendre notre voix. On tient à refuser la violence comme solution. Nous ne voulons plus nous déchirer pour défendre des causes communes, mais nous rassembler autrement.
Parce que des mots sur une pétition touchent plus que sur une pancarte.
En tant que lycéenne à Philippe Cousteau (33240), je crois sincèrement que le poids de nos mots peuvent peser plus lourd qu’un blocus à l’entrée de nos établissements. C’est pour ça que je vous invite à vous absenter d’un lycée encore ouvert pour de l’améliorer avant qu’il ne ferme sous l’impact de la violence.
Dans notre lycée girondin, comme partout en France, nous sommes écrasés par un système rouillé et pesant.
Nos professeurs sont démuni face à des classes débordantes.
Des centaines de nos camarades se retrouvent sans profs et sans remplacement annoncé pour l’année. Cela même dans leurs enseignements de spécialités.
Les locaux sont inadaptés (à la quantité d’élèves, leur hygiène, la météo quotidienne et au personnel).
Les perspectives d’avenir nous étouffent (un Parcoursup injuste et aucune issue de secours en vue).
C’est pour ces revendications que je me permet aujourd’hui d’écrire en la voix de mes amies, professeurs et de tout le super personnel qui nous entoure au quotidien. Nous avons remarqué que votre détresse était la nôtre tout comme nos demandes. Nous souhaiterions :
Des classes moins chargées.
Pour rendre possible, plus pédagogique et adapté le travail de nos professeurs, des effectifs réduits changeraient tout. En tant que lycéenne en classe de terminale, j’ai pu voir la différence entre des groupes de 20 élèves et de 35. Le travail en classe est plus fluide, en tant qu’étudiants nous sommes à l’aise et nos enseignants peuvent nous accompagner personnellement dans les cours.
Nous aimerions que nos effectifs par classe ne dépassent plus les 25 élèves.
Des postes vacants comblés.
Depuis plusieurs années déjà lorsque des enseignants ne peuvent plus se présenter au lycée il faut attendre plusieurs mois avant d’avoir un remplaçant, s’il y en a un dans l’année. Avec les épreuves du baccalauréat et le contrôle continu, nous ne pouvons pas nous permettre de louper autant d’heures de cours.
Nous souhaiterions avoir un enseignement stable et complet tout au long du cursus secondaire.
Des locaux adaptés.
Nos salles n’étaient en partie pas dotées de rideaux jusqu’en septembre 2026, beaucoup de ceux-ci sont d’ailleurs endommagés à ce jour. Bon nombre de fenêtres ne s’ouvrent pas et les rayons du soleil frappent à travers toute la journée. Des professeurs ont posé des thermomètres derrière les rideaux, ceux-ci ont affiché jusqu’à plus de 50 degrés sans sortir de la salle. Dans les sanitaires, nous ne disposons jamais de savon, parfois de gel hydroalcoolique et rarement de papier wc. Nous avons conscience que ces conditions sont tout à fait anormales. De la même manière, notre cantine est petite comparée à l’effectif grandissant de l’établissement et cela créé des temps d’attentes pour manger souvent proche d’une demie-heure.
Nous souhaiterions la révision des bâtiments pour adapter les installations, l’entretient des sanitaires avec du papier, savon et serviettes hygiéniques/tampons accessible. Nous aimerions aussi un réaménagement de la cantine pour accueillir le nombre d’élèves qui n’a de cesse d’augmenter.
Un avenir rassurant.
Dès la seconde, l’ombre de Parcoursup plane sur nous. Cette plateforme promettait de nous ouvrir les portes du supérieur, pourtant nous nous sentons enfermés dans un système incompréhensible. Nous ne comprenons pas selon quels critères algorithmiques les étudiants sont sélectionnés et énormément d’entre eux se retrouvent perdu à l’issue de cette sélection.
Nous souhaiterions une alternative à ce dispositif et au vide qu’il provoque dans la vie de millier de jeunes à la sortie du lycée.
Nous sommes tous concernés. En tant qu’étudiants, parents, professeurs, surveillants, cantiniers, agents d’entretien, membres de l’administration, proviseure et proviseur adjoint, membres de l’académie et chaque personne qui se reconnaîtra dans ces mots. C’est par l’action commune que nous pouvons construire les changements de demain.
Je vous remercie sincèrement pour votre lecture et le soutient que vous pouvez apporter à cette pétition.
(Image d'en-tête tirée du journal Sud-Ouest, d'élèves du lycée Magendie lors d'un blocus pacifique, prise par Thierry DAVID / SO)
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Merci à tous.