INONDATIONS CAHOUET/ DANGER Du PROJET IMMOBILIER
Signataires
Prochain objectif
A propos de cette pétition
Monsieur le Commissaire Enquêteur,
Nous nous permettons de vous adresser la présente observation dans le cadre de l’enquête publique relative à la révision du Plan Local d’Urbanisme de Machecoul-Saint-Même, afin d’attirer votre attention sur deux points essentiels :
- Le risque manifeste d’inondation dans le quartier du Cahouet, non pris en compte dans le dossier de révision ;
- Les incohérences importantes entre les déclarations publiques du maire et la réalité du projet immobilier envisagé.
1. Un quartier historiquement marqué par les inondations
Le secteur du Cahouet se situe à proximité du Falleron, sur une zone très humide où les débordements et stagnations d’eau sont fréquents.
- Une crue majeure en 1978 a gravement touché Machecoul
- Depuis, des inondations répétées sont régulièrement constatées, comme en témoignent les photographies, articles de presse et publications municipales que je joins à cette lettre.
- La mairie elle-même avait reconnu la fragilité du site en souhaitant dégoudronner une route voisine du projet. (passage de cahouet), devenue voie verte, afin de réduire le ruissellement et protéger le quartier des montées d’eau. Cela n’a jamais été fait.
2. Des documents officiels confirment la vulnérabilité du secteur
Les documents d’État établissent que cette zone est structurellement inondable :
- Le DDRM de Loire-Atlantique (2017, actualisé 2023) mentionne que les principaux enjeux liés aux inondations du Falleron concernent notamment l’agglomération de Machecoul.
- L’Atlas des Zones Inondables (AZI, 2024) classe Machecoul parmi les secteurs les plus vulnérables du département face au risque d’inondation et de saturation des sols.
Ces données officielles démontrent que le risque est réel, permanent et connu des autorités locales.
3. Un projet d’artificialisation incompatible avec la sécurité des personnes
Le projet actuellement envisagé prévoit la construction d’environ 130 logements et d’autant plus de places de stationnement dans un périmètre déjà fortement urbanisé et imperméabilisé.
Une telle opération aurait pour conséquence directe :
- une augmentation significative des ruissellements,
- la disparition de zones naturelles tampon,
- et donc une mise en danger manifeste des biens et des personnes,
Les habitations existantes, ainsi que les structures déjà implantées , seront directement exposées à ces conséquences hydrologiques.
Actuellement, la zone concernée par l’OAP est une zone verte, constituée d’un terrain magnifiquement arboré, d’un espace en herbe et d’une seule habitation isolée. Cette maison a d’ailleurs été édifiée sur une butte volontairement surélevée, précisément afin de la protéger des inondations passées. Cette configuration paysagère joue aujourd’hui un rôle essentiel dans l’absorption naturelle des eaux. L’artificialisation de ces terrains auront pour effet immédiat de supprimer une zone tampon naturelle, indispensable à la régulation des eaux, augmentant considérablement le risque d’inondation pour l’ensemble du secteur de Cahouet.
4. Incohérences entre les déclarations du maire et la réalité du projet
Nous avons rencontré et échangé avec Monsieur le Maire à plusieurs reprises à ce sujet.
Lors de ces échanges, il a toujours démenti l’existence d’un projet en R+2 attiques, évoquant uniquement des bâtiments limités à R+1, afin de préserver l’équilibre du quartier. Depuis plus d’un mois, la mairie ne répond plus à nos sollicitations.
Pourtant, dans un article publié dans Ouest-France il y a moins d’un mois (pièce jointe), Monsieur le Maire a lui-même confirmé que le projet porterait sur 100 à 120 logements maximum. Il y a également un article stipulant 95 logements d’octobre 2025.
Or, les dernières informations disponibles font état d’un programme dépassant déjà ces chiffres.
Cette évolution est d’autant plus préoccupante qu’en 2007, Machecoul comptait environ 2 640 logements (donnée avant la fusion avec Saint-Même-le-Tenu).
L’ajout d’un ensemble de 130 logements nouveaux, auxquels s’ajoutent environ 140 logements déjà existants dans le quartier Cahouet, représenterait près de 10,2 % du parc de logements total de la commune concentré sur un seul secteur.
Un tel déséquilibre urbanistique aura nécessairement des conséquences lourdes sur :
- la sécurité : cahouet a subi en 1 an des faits de violences importants => coups de fusils, rodéos, haies brulées volontairement, cambriolage etc,
- la tranquillité du voisinage
- la sécurité routière, sur un axe déjà très fréquenté
Ce cumul de risques – hydrologiques, humains et sécuritaires – renforce encore la notion de mise en danger manifeste des personnes en cas de poursuite de ce projet.
Ici, vous pouvez signer cette pétition en toute sécurité.
Votre soutien est important. Il contribuera à faire bouger les lignes.
Merci à tous.