Non à la banalisation de Charles Maurras par la bibliothèque Ceccano d'Avignon !
Signataires
Prochain objectif
A propos de cette pétition
À l’attention de la direction de la bibliothèque Ceccano et de la mairie d’Avignon
(Update 29/09/26) Victoire ! Grâce à vous toutes et tous, la mairie renonce à la lecture de Maurras ! Merci !
Mais ce n' est qu'un début : cette petite victoire montre plus que jamais l'importance de la vigilance citoyenne et des contre pouvoirs contre l'influence rampante de l'extrême droite.
https://www.lamarseillaise.fr/societe/avignon-la-ville-deprogramme-finalement-maurras-de-la-semaine-provencale-HG20737819
Nous, citoyennes, citoyens, acteurs de la culture, de l’enseignement et de la société civile, exprimons notre profonde indignation face à la programmation d’une lecture de textes de Charles Maurras à la bibliothèque Ceccano.
Invoquer la « diversité culturelle de la Provence » ou la liberté d’expression pour mettre à l’honneur la figure majeure de l’Action française, profondément antisémite et hostile à la République est inadmissible. N’est-ce pas Charles Maurras qui disait de Léon Blum qu'il était "un homme à fusiller, mais dans le dos". Condamné en 1945 pour intelligence avec l’ennemi après son soutien au régime de Vichy, son engagement politique est foncièrement antidémocratique, reposant sur un antisémitisme virulent, la xénophobie et le rejet de l’égalité civique.
Charles Maurras n’est pas un félibre parmi d’autres dont on pourrait célébrer les textes « apolitiques » en toute tranquillité, à la faveur d’une simple « recontextualisation ». Rappelons d’ailleurs que Charles Maurras a été exclu du Félibrige en 1945.
Face à la banalisation grandissante des discours racistes et haineux, où toutes les digues médiatiques et culturelles semblent tomber, il est de notre responsabilité commune de rester vigilants et mobilisés pour rappeler sans cesse les horreurs de l’histoire et agir en conséquence.
Une bibliothèque publique a la responsabilité de transmettre les savoirs et d'éclairer l’histoire, non de banaliser les idéologies de haine, en tolérant la présence de leurs promoteurs. Donner la parole à cet auteur dans un établissement public contribue à légitimer une pensée antirépublicaine.
Nous demandons :
- Le retrait immédiat de cette lecture programmée par la bibliothèque Ceccano.
- Le respect de la mission des équipements culturels publics : être des lieux d'émancipation et d'esprit critique, et non des vitrines pour les discours de haine.
Dans un contexte où les discours racistes, antisémites et xénophobes cherchent à se normaliser, les institutions culturelles publiques doivent être particulièrement vigilantes et demeurer les garantes d’un débat public respectueux de la diversité des opinions, non la caution des pires abominations.
Nous appelons toutes celles et ceux qui défendent la République, l’égalité citoyenne et une culture exigeante à signer cette pétition.
Avec le soutien de la Ligue des Droits de l'Homme 84.
Premiers signataires :
Ludivine Bantigny, historienne, Paris.
Ahmed Dahmani, enseignant-chercheur à la retraite, Avignon.
Fanny Gallot, historienne, Paris.
Guillaume Gourgues, politiste, Lyon.
Christèle Lagier, politiste, Avignon.
Mathilde Larrere, historienne, Paris.
Jessica Sainty, politiste, Avignon.
Ici, vous pouvez signer cette pétition en toute sécurité.
Votre soutien est important. Il contribuera à faire bouger les lignes.
Merci à tous.