LA CORRIDA DOIT CHANGER !
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A propos de cette pétition
Le taureau brave arrive dans l’arène avec courage et dignité, mais ce que beaucoup appellent « art » ou « tradition » transforme ce moment en souffrance et en mort lente. Aucun respect ne peut justifier une telle cruauté. Il est temps d’arrêter de prétendre respecter l’animal alors qu’on le blesse, l’affaiblit et qu’on le tue lentement devant tout le monde. La tradition ne peut pas servir d’argument pour justifier la violence. La légitimité morale ne rime pas avec coutume : respecter un animal signifie ne pas le blesser ni le tuer, quelles que soient les habitudes anciennes.
Le spectacle que peuvent offrir le taureau et le torero est profond. Beaucoup de gens admirent la beauté de ce moment, et cette admiration peut exister pleinement sans que l’animal souffre ou meure. Il est possible de célébrer l’art et l’émotion tout en protégeant la vie et le bien-être du taureau.
L’histoire d’Álvaro Múnera, surnommé « El Pilarico », illustre tragiquement cette réalité. Ancien torero colombien, il a été gravement blessé lors d’une corrida en 1984, où un taureau nommé Terciopelo l’a encorné, le laissant paraplégique. Cet événement a marqué un tournant dans sa vie, le poussant à remettre en question la pratique de la tauromachie.
Lors de cette corrida, Múnera s’est retrouvé face à Terciopelo, un taureau qu’il avait vu avant et qu’il aurait souhaité éviter. Pendant le combat, le taureau l’a encorné à la jambe, le projetant en l’air, et l’a encorné une deuxième fois lorsqu’il est retombé. Il s’est brisé la cinquième vertèbre cervicale, souffrant d’un traumatisme médullaire qui l’a laissé paraplégique. Après quatre mois à l’hôpital pour paraplégiques de Tolède, il a passé quatre ans en rééducation à Miami, où il a été régulièrement pris à partie pour son passé de torero. Deux cas en particulier l’ont poussé à se demander si ce n’était pas lui qui était dans l’erreur : une professeur d’anglais avec qui il avait sympathisé et qui a arrêté de lui parler quand elle a appris qu’il était torero, et une tante d’une camarade de rééducation qui l’a traité d’« assassin » et de « tortionnaire » et lui a dit qu’elle se réjouissait de le voir en fauteuil.
Ces expériences l’ont amené à réfléchir profondément sur la souffrance infligée aux taureaux et sur sa propre participation à cette violence. Il a compris que, malgré les apparences, les taureaux sont des êtres sensibles, sans défense, et qu’il était injustifiable de leur infliger une telle souffrance. Depuis cet accident, il est devenu un fervent défenseur des droits des animaux et un opposant déclaré à la
corrida.
Le film Ferdinand m’a profondément touchée. Dans ce film, Ferdinand est un taureau qui aime les fleurs, qui ne veut pas se battre. Il est élevé pour ça, on l’arrache de son foyer, mais il reste fidèle à lui-même : il ne veut pas participer aux corridas. Le film montre que la violence n’est pas inévitable, que le courage peut être d’être doux, de rester fidèle à soi quand tout le monde attend autre chose. Ce n’est pas juste « un film » : c’est une parabole qui reflète ce que vivent de vrais taureaux dans les arènes, ce que vivent les animaux qu’on force à la souffrance pour distraire.
Le taureau brave mérite d’être admiré pour sa force, sa puissance et sa dignité. C’est un animal noble, courageux et vivant, qui ne demande qu’à exister et à être respecté. Il mérite que l’on reconnaisse sa valeur, son courage et sa beauté, et non qu’on transforme sa vie en torture pour divertir le public. La corrida doit évoluer pour lui permettre de rentrer sain et entier après chaque représentation. La violence n’a rien à voir avec l’art, la culture ou le divertissement. La culture et l’émotion n’ont pas besoin de sang pour exister.
Si malgré cette pétition les blessures et la mise à mort continuent, alors je resterai contre toute corrida. Il est hors de question de tolérer encore la maltraitance ou la mort d’un taureau au nom d’une tradition. La corrida doit évoluer pour respecter la vie, la dignité et le courage de ces animaux exceptionnels. Ensemble, il est temps de transformer cette pratique et de mettre fin à la cruauté publique pour que le taureau brave soit enfin honoré à sa juste valeur.
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Merci à tous.